Élargissement de l'Otan: la Roumanie et la Pologne "optimistes" pour la Suède et la Finlande malgré l'opposition de la Turquie

Bucarest et Varsovie sont "optimistes" concernant l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'Otan, malgré l'hostilité d'Ankara, ont affirmé vendredi leur ministre des Affaires étrangères à Istanbul, en Turquie.

Otan : le président turc Erdogan, opposé à l'intégration de la Suède et de la Finlande
Otan : le président turc Erdogan, opposé à l'intégration de la Suède et de la Finlande ©AP

Les deux ministres s'exprimaient lors d'une conférence de presse commune avec leur homologue turc, Mevlut Cavusoglu, à l'issue de leurs entretiens."Contrairement à beaucoup, je suis optimiste à ce sujet. Je suis convaincu que ce désaccord sera résolu de la meilleure manière, dans l'esprit de solidarité de l'Otan", a indiqué le chef de la diplomatie polonaise, Zbigniew Rau.

"L'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'Otan est indispensable pour nous rendre plus forts. (...) Cette adhésion doit cependant être bénéfique à tous les alliés de l'Otan, y compris la Turquie", a-t-il ajouté.

"Nous soutenons le dialogue constructif en place ici. Nous espérons avoir bientôt de bonnes nouvelles concernant la Suède et la Finlande", a de son côté déclaré le ministre roumain des Affaires étrangères, Bogdan Aurescu.

Une première rencontre a eu lieu mercredi à Ankara entre les autorités turques et des délégations finlandaise et suédoise.

La Turquie reproche aux deux pays, en particulier à la Suède, d'accueillir des militants kurdes du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan, qu'elle considère comme une organisation terroriste, et leur soutien aux milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) en Syrie.

Elle dénonce aussi la présence dans ce pays de partisans du prédicateur Fethullah Gülen, qu'elle soupçonne d'avoir orchestré la tentative de coup d'État de juillet 2016.

"Notre demande est tout à fait légitime et nette. Ces pays soutiennent le terrorisme, ils doivent mettre un terme à ce soutien et lever les restrictions aux ventes des industries de défense à notre pays", a pour sa part répété M. Cavusoglu.