La Commission européenne se penchera la semaine prochaine sur la demande d'adhésion de l'Ukraine à l'UE

La Commission européenne pourrait prononcer, vendredi 17 juin prochain, son avis très attendu sur la demande de candidature de l'Ukraine à l'adhésion à l'Union européenne, a indiqué jeudi son porte-parole en chef.

AFP
La Commission européenne se penchera la semaine prochaine sur la demande d'adhésion de l'Ukraine à l'UE
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Le collège de la Commission ne se penchera pas, ce jour-là, que sur la demande ukrainienne, mais aussi sur celles de la Moldavie et de la Géorgie. Ces trois pays du "partenariat oriental" de l'UE avaient rentré leur demande d'adhésion à l'Union rapidement après l'agression militaire de la Russie en Ukraine le 24 février. Pour cette question d'intérêt géostratégique primordial, les 27 commissaires tiendront lundi un débat d'orientation.

C'est sur base des avis de la Commission que les États membres de l'Union seront appelés à se prononcer sur l'octroi du statut de pays candidat à l'adhésion, une décision qui nécessite l'unanimité. Il était déjà prévu que le sommet des chefs d'État et de gouvernement des 23 et 24 juin, à Bruxelles, reviendrait sur cette question.

Jeudi, les présidents des groupes politiques du Parlement européen, institution qui pourrait donner son feu vert dès la mini-plénière des 22 et 23 juin, ont invité les dirigeants européens à octroyer le statut de candidat à l'Ukraine et à la Moldavie, et à "œuvrer pour octroyer" ce statut à la Géorgie, se montrant ainsi plus modérés envers le pays du Caucase. Au Conseil, une source haut placée déplorait que ce pays ne donnait pas beaucoup de signaux positifs à l'Europe en termes de respect de l'État de droit ou de lutte contre la corruption. Le concept de communauté (géo-)politique européenne reviendra aussi sur la table.

L'octroi du statut de pays candidat à l'adhésion n'est en rien une adhésion, mais bien le point de départ d'un processus de négociations appelé à durer plusieurs années afin que le pays candidat parvienne à démontrer qu'il respecte les valeurs fondamentales de la démocratie, qu'il est suffisamment solide économiquement pour intégrer le marché unique européen et qu'il a aligné son droit sur celui de l'Union.

Candidate à l'adhésion depuis 1999, la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan s'éloigne d'année en année de cette perspective. Les autres pays candidats viennent des Balkans occidentaux. L'Albanie et la Macédoine du Nord sont les mieux placées, ce qui est bien moins le cas de la Serbie et du Monténégro. Enfin, le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine sont considérés comme candidats "potentiels".

L'UE fournit une aide humanitaire supplémentaire de 205 millions d'euros

L'Union européenne a alloué jeudi 205 millions d'euros supplémentaires d'aide humanitaire à l'Ukraine, a annoncé le commissaire à la gestion des crises, Janez Lenarcic, à l'occasion d'une visite dans ce pays. Cela porte le financement total de l'aide humanitaire de l'UE et le montant de l'aide en nature en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie à plus de 700 millions d'euros, dont 13 millions d'euros sont consacrés à des projets dans la Moldavie voisine. "Grâce à ce financement, nos partenaires humanitaires fournissent de la nourriture, de l'eau, des soins de santé, des abris, une protection et une aide en espèces. Nous travaillons également en étroite collaboration avec les autorités ukrainiennes pour veiller à ce que l'aide fournie par les États membres de l'UE soit adaptée aux besoins en constante évolution", a indiqué le commissaire slovène dans un communiqué.

Selon les Nations unies, 15,7 millions de personnes en Ukraine ont besoin d'aide humanitaire. Plus de 14 millions ont dû quitter leur domicile, dont 7 millions ont dû fuir à l'étranger.