La "Plume de chaleur", le phénomène météo à l'origine des températures "anormales" en France

La France va connaître une grosse montée du mercure dans son pays. Une canicule très précoce.

Rédaction

Ce mardi, une vague de chaleur étouffante va frapper près de la moitié de la France. Météo-France prévoit effectivement des maximas jusqu'à 40° dans le sud du pays. Tandis qu'on attend jusqu'à 30° dans la partie nord. Considérée comme extrêmement précoce, cette canicule avancée est également mal venue à cause de la grande sécheresse des sols que connaissent actuellement certaines villes dans l'Hexagone.

Comment expliquer un tel phénomène? Serge Zaka, agroclimatologue chez ITK, a expliqué le phénomène aux micros de BFM TV. Selon lui, il s'agit d'un phénomène météorologique plus connu sous le nom de "Plume de chaleur". Le spécialiste la définit comme ceci: "C'est une remontée très étroite d'air chaud qui concerne généralement un ou deux pays. C'est ce qui va nous concerner sur la France et l'Espagne à partir du milieu de semaine. Le sud-ouest de la France est particulièrement concerné, les dernières sorties de modélisation voient plutôt entre 40 et 42 sur l'ensemble de l'arc Atlantique, ce qui est extrêmement conséquent pour la mi-juin." Cette "Plume de chaleur" est également reconnaissable par la forme allongée qui la caractérise.

Par contre, il ne faut pas confondre ce phénomène avec celui du dôme de chaleur que l'on a connu récemment. "C'est un phénomène beaucoup plus figé. On a une zone de haute pression sur un pays et sous ce dôme, sous cette bulle de haute pression, les températures s'emballent. Là, la situation n'est pas figée, les choses ne sont pas statiques. Au contraire, on voit très bien cette langue d'air chaud qui remonte vers la France", explique l'autre spécialiste de BFM, Marc Hay.

Ce n'est pas la première fois que la France connaît une canicule aussi précoce. Le 28 juin 2019, Vérargues, dans le Hérault, avait connu un maxima de 46° ! Il s'agissait donc de la fin du mois. Cette semaine, des records de chaleurs pourraient donc être battus. Ce qui ne rassure évidemment aucun expert. "Comme le dit le GIEC depuis 1988, ces épisodes extrêmes climatiques vont de plus en plus arriver et ils sont de plus en plus précoces", explique Charles Sirot cofondateur de l'association "La Fresque du climat" toujours chez nos confrères.

Les dernières vagues de chaleur en juin sont effectivement récentes. Météo France annonce "qu'il y a eu trois fois plus de vagues de chaleur ces 30 dernières années que durant les 42 années précédentes." Les années 2015, 2017 et 2019 ont été fortement marquées par le phénomène. Ce qui tend à croire que ces vagues ne devraient pas s'estomper dans les années qui vont suivre.