Que s'est-il passé à Paris ? La lecture du verdict des attentats du 13-Novembre retardée à plusieurs reprises

C’était la cohue. Une foule monstre s’est précipitée, mercredi en début de soirée, au palais de justice de Paris pour assister à la lecture du jugement des 20 accusés poursuivis pour leur implication dans les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

D'abord annoncée "à partir de 17 h", la lecture du prononcé a été reportée "à partir de 18 h 30". Il aura fallu attendre 20 h 10 pour que la cour entre dans la salle spécialement aménagée pour ce procès entamé en septembre 2021.

Dès 17 heures, les portes du palais de justice se sont ouvertes. Chacun a dû franchir les contrôles de sécurité installés pour ce procès historique. Sur les toits des environs, on pouvait distinguer les silhouettes de snipers.

Très vite, il est apparu que l’immense salle d’audience était trop exiguë pour accueillir avocats, parties civiles, journalistes et public.

Seuls 25 journalistes étaient d’ailleurs acceptés dans cette salle. Mais, même avec de telles restrictions, tous les avocats et les victimes constituées parties civiles n’ont pu y trouver place. Une troisième salle a donc dû être ainsi ouverte pour ces hommes et femmes de robes ainsi que les parties civiles.

La salle des criées, située à une dizaine de mètres de la salle d’audience, était également trop exiguë pour la presse. Des journalistes s’y pressaient plus d’une heure avant le début de l’audience, tâchant de trouver une place entre deux confrères.

Une nuée de journalistes

Dans l'attente du prononcé, les journalistes y pianotaient sur leurs ordinateurs, leurs téléphones et relisaient leurs fiches ou coupures de presse. Régulièrement on y entendait : "ça va commencer" avec un léger frémissement dans les rangs ou sur le sol où s'étaient installés les derniers journalistes.

Dans la salle des pas perdus, une nuée de personnes en rangs serrés était braquée sur les allées et venues des uns et des autres. Des grappes de journalistes, d’avocats, de parties civiles y discutaient. Une file s’étirait aux toilettes, une autre devant la machine à café.

Les trois accusés comparaissant libres - Hamza Attou, Abdellah Chouaa et Ali Oulkadi - ont rejoint la salle en premiers. Ils ont été suivis par les avocats, avant que les avocats généraux ne s’installent sur leur strapontin, se retirent et reviennent dans la salle. Les accusés détenus ont été les derniers à s’installer dans leur box à 20 heures, sous la surveillance des policiers. À 20 h 10, la salle s’est levée à l’arrivée de la cour.