Un étudiant condamné pour avoir fait des montages à caractère sexuel de 8 étudiantes

Son université a également ouvert une enquête administrative contre lui.

J.F.
Un étudiant condamné pour avoir fait des montages à caractère sexuel de 8 étudiantes
©shutterstock

Un étudiant en pharmacie de 26 ans comparaissait mardi devant le tribunal de Poitiers pour avoir fait plusieurs montages salaces mettant en scène des étudiantes de la même fac que lui, relate le journal La Nouvelle République.

Pour réaliser ces montages, le jeune homme, qui étudie à la fac de médecine et de pharmacie de Poitiers, prenait des photos publiées par les jeunes femmes sur les réseaux sociaux et les détournait afin de créer des situations à caractère sexuel. Il publiait ensuite les montages sur un faux compte Twitter, accompagnés de commentaires déplacés. "On est pas loin de l'incitation au viol et à la séquestration", a noté le président du tribunal après avoir lu un commentaire particulièrement choquant écrit par le prévenu. Ce dernier avait également l'habitude d'encourager sa communauté à diffuser abondamment les fausses photographies. Cela a duré de 2017 à 2021.

"Les gens en demandaient de plus en plus", s'est justifié l'étudiant. "J'ai répondu à la demande", a-t-il déclaré, après s'être excusé "froidement". "J'étais triste et en colère d'avoir subi des refus", a finalement avoué le jeune homme, qui a visé à la fois des "connaissances" et des "amies" qu'il connaissait bien.

Des victimes choquées

Les huit jeunes femmes, elles, sont dévastées. Si le compte Twitter a bel et bien été fermé, elles ont confirmé au tribunal qu'elles craignaient de voir ces montages ressurgir un jour. D'autant qu'une vidéo intime a également été diffusée sur Twitter. Elles ont expliqué que cette affaire avait perturbé leurs études et qu'elle avait encore des conséquences aujourd'hui.

Le tribunal a finalement prononcé : une interdiction de tout contact avec les victimes, l'obligation de suivre des soins et de réparer le préjudice en versant 15.000 euros à ses victimes.

La faculté de pharmacie de Poitiers a également lancé une enquête administrative contre l'étudiant.