Un étudiant français soupçonné par le FBI d'être membre d'un célèbre groupe de hackers

Il risque 116 ans de prison aux Etats-Unis.

J.F.
Un étudiant français soupçonné par le FBI d'être membre d'un célèbre groupe de hackers
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Sébastien Raoult, un Français de 21 ans, a été arrêté le 1er juin dernier à l'aéroport de Rabat (Maroc) alors qu'il s'apprêtait à prendre un vol pour Bruxelles. L'homme, qui était venu au Maroc afin de passer 3 mois de vacances, passe à présent ses journées en prison. Il attend de savoir s'il sera extradé vers les Etats-Unis. Le FBI le soupçonne en effet d'être un membre "important" d'un célèbre groupe de hackers qui a revendu près de 200 millions de données volées, explique l'Obs.

Selon le journal français qui a révélé l'information, l'ancien étudiant en informatique à l'école Epitech de Nancy a été arrêté à l'aéroport de Rabat suite à une fiche rouge émise par Interpol sur demande d'un procureur de l'Etat de Washington aux Etats-unis. Son nom est plusieurs fois apparu dans une vaste enquête du FBI. Les agents américains pensent qu'il fait partie des ShinyHunters, un groupe de hackers, qui s'est introduit dans une douzaine de sociétés à travers le monde pour voler 200 millions de données. Le groupe de hackers aurait ensuite revendu ses précieuses informations sur le darknet, empochant un petit pactole.

Preuve que le FBI ne plaisante pas avec cette affaire : 4 autres personnes auraient été auditionnées en France sur demande des Etats-Unis.

116 ans de prison

Selon France Inter, le jeune homme risque 116 ans de prison. Les Etats-Unis souhaitent le juger pour "complot en vue de commettre une fraude", "fraude électronique" et "vol d'identité grave". Le principal intéressé, lui, ne cesse de clamer son innocence.

Interviewé ce vendredi 19 juillet par la radio, le père de l'étudiant a réagi. "Ce n'est pas possible, mon fils est seulement un étudiant qui souhaite travailler plus tard dans la sécurité informatique. Il dit qu'on lui a pris son identité."

Pour Me Philippe Ohayon, l’avocat du jeune homme, l'extradition vers les Etats-Unis est un non-sens puisque les faits dont on l'accuse ont été commis en France par une personne de nationalité française.