Candidate au poste de Première ministre en Italie, Giorgia Meloni provoque un tollé en diffusant la vidéo d'un viol

En tête de la course au poste de Première ministre en Italie, la figure d'extrême-droite Giorgia Meloni a fait bondir ses opposants avec un post choc.

Candidate au poste de Première ministre en Italie, Giorgia Meloni provoque un tollé en diffusant la vidéo d'un viol
©Imago

Giorgia Meloni est dans la tourmente suite à un post sur Twitter. En campagne pour le poste de Première ministre en Italie, elle a posté sur le réseau social la vidéo du viol d'une femme ukrainienne de 55 ans par un demandeur d'asile, dans la vile de Piacenza. Les faits ont été filmés par un habitant et l'auteur de l'agression a pu être arrêté.

"On ne peut pas rester silencieux en voyant ces images horribles de violences sexuelles commises par un demandeur d'asile contre une Ukrainienne", a commenté Giorgia Meloni en partageant les images. "Je ferai tout ce que je peux pour rétablir la sécurité dans nos villes."

Un post qui a provoqué un tollé parmi les opposants politiques de la leader du parti d'extrême-droite Fratelli D'Italia (Frères d'Italie). Ils ont accusé Giorgia Meloni, dont la sécurité en Italie est l'un des thèmes de campagne, de faire de la propagande "immorale" et "affreuse".

"Il est indécent de partager des images d'un viol. Il est encore plus indécent de faire cela à des fins électorales. Le respect des victimes passe avant tout", a notamment réagi le chef du Parti démocratique (PD), Enrico Letta. D'autres membres du parti se sont également offusqués de la diffusion des images: "Il y a une femme, une victime de viol. Et il y en a une autre, qui cherche à obtenir des votes en utilisant une vidéo qui montre à des millions de personnes la première dans le moment probablement le plus horrible de sa vie, pour sa propagande horrifiante. Je n'ai pas de mots. Arrêtez Giorgia Meloni. Arrêtez ça".

Giorgia Meloni, en tête de la course à la succession de Mario Draghi, a également été accusée de faire "du voyeurisme putaclic" par une éminente écrivaine italienne, Igiaba Scego.

Meloni contre-attaque

La présidente de Fratelli D'Italia a répondu aux critiques en accusant le Parti démocratique (centre-gauche) de "faire une propagande éhontée sur le très grave viol de Piacenza". "Ces méthodes diffamatoires et déformant la réalité sont désormais caractéristiques d'une gauche en déroute", a écrit sur ses réseaux sociaux Giorgia Meloni, se justifiant en disant que la vidéo partagée avait été floutée pour qu'on ne reconnaisse pas la victime. "J'ai franchement honte des dirigeants politiques qui, tout en se servant d'un viol pour m'attaquer, n'adressent pas un mot de solidarité à la victime, apparemment par peur de devoir affronter la question de l'urgence sécuritaire aggravée par l'immigration clandestine massive", conclut-elle.