"Le barbecue, un symbole de virilité": la sortie de Sandrine Rousseau provoque la polémique

Samedi, la députée française Sandrine Rousseau (Europe Ecologie Les Verts) a affirmé que le barbecue était "un symbole de virilité", lors de l'université d'été des écologistes à Grenoble. Cette sortie a provoqué de vives réactions de l'autre côté de la frontière.

La Rédaction avec AFP
"Le barbecue, un symbole de virilité": la sortie de Sandrine Rousseau provoque la polémique
©AFP

Lors des journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts ce week-end à Grenoble, Sandrine Rousseau a déclaré qu'il "fallait changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité". Sa sortie s'est propagée comme une traînée de poudre et a vivement fait réagir la classe politique française.

Nadine Morano, députée européenne PPE, a partagé son ras-le-bol sur Twitter: "Ça suffit d’accuser nos garçons de tout. Stop à la 'déconstruction' de nos hommes. Stop aux délires de Rousseau", a-t-elle écrit.

Même son de cloche chez Florian Philippot, président des Patriotes, qui estime que Sandrine Rousseau devrait revoir ses priorités: "On a à la tête du pays un fou furieux qui veut nous couper le chauffage cet hiver et nous entraîner dans une guerre, mais non, on débat… De viande au barbecue !. Un avis partagé par Eric Ciotti, député LR et candidat à la présidence de son parti: "Quand le grotesque atteint son paroxysme... Stop à ces délires !"

Sandrine Rousseau a cependant aussi reçu du soutien en la personne de Clémentine Autain (LFI): "La sociologie nous explique qu'il y a une différence entre les sexes très forte" dans le rapport à la viande, a-t-elle confirmé sur BFMTV. "Les femmes mangent deux fois moins de viande rouge que les hommes, (...) donc il y a une différence des sexes dans la façon dont nous consommons de la viande. Et les personnes qui décident de devenir végétarien sont majoritairement des femmes", a-t-elle argumenté. "Si on veut aller vers l'égalité, il faut en effet s'attaquer au virilisme", a-t-elle encore poursuivi.

Une prise de position qui a aussitôt fait bondir Julien Odoul (RN): "Bravo Clémentine Autain ! Il existe des différences physiologiques entre les hommes et les femmes. La masse musculaire des hommes les conduit, depuis la nuit des temps, à consommer davantage de viande (protéines) que les femmes. Ce n'est pas du 'virilisme', c'est juste la nature !"