Ségolène Royal met en doute les crimes de guerre en Ukraine, malgré les preuves: "Il y a une propagande de guerre"

La candidate à la Présidentielle de 2007, Ségolène Royal, n'a pas hésité à tacler l'Ukraine et plus particulièrement son président Volodymyr Zelensky.

Ségolène Royal était l'invitée de BFM TV jeudi 1er septembre. L'ancienne ministre de l'Environnement en France a notamment remis en cause certaines déclarations du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, face aux crimes commis par les troupes d'occupation russes en Ukraine.

Malgré la réalité des crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine, Ségolène Royal a accusé Volodymyr Zelensky de faire de la "propagande". "Tout le monde le sait, qu'il y a une propagande de guerre par la peur", a-t-elle lancé. "Quand Zelensky dit: 'nos soldats sont torturés', ça remobilise des troupes, ça empêche les processus de paix, et je pense qu'il y a eu suffisamment de victimes pour interdire et empêcher, sous l'égide des Nations unies et des associations de journalistes, de véhiculer des horreurs (...) qui font la propagande de Zelensky."

Pourtant des témoignages de soldats ukrainiens, relayés dans plusieurs médias, ont conduit l'ONU à lancer une enquête sur les violations des droits humains commis par la Russie.

La candidate du Parti Socialiste à la présidentielles de 2007 face à Nicolas Sarkozy a également remis en doute le bombardement d'une maternité par l'armée russe: "Vous pensez bien que s'il y avait la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l'heure des téléphones portables, on aurait eu les images".

Ce bombardement à Marioupol a aussi largement été documenté par des photographes de l'agence Associated Press et des journalistes sur place. Une de leur photo, montrant une femme enceinte grièvement blessée évacuée sur un brancard a fait le tour du monde.

Ségolène Royal met en doute les crimes de guerre en Ukraine, malgré les preuves: "Il y a une propagande de guerre"
©AP

Ségolène Royal met en doute les crimes de guerre en Ukraine, malgré les preuves: "Il y a une propagande de guerre"
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Des propos polémiques qui ont évidemment fait réagir dans la classe politique française. Le député européen Raphaël Glucksmann s'est justement indigné sur Twitter, dénonçant un "naufrage" de la part de Ségolène Royal.

Le premier secrétaire du parti socialiste français, Olivier Faure, a aussi vertement réagi. "Les crimes de guerre sont documentés, le nier est une insulte aux assassinés, aux violées, aux torturés ! Dire le contraire est de la propagande !", a-t-il asséné.