L'avion fantôme disparu en mer Baltique appartenait à une riche famille allemande: ce que l'on sait des circonstances de l'accident

Alors que l'enquête suit son cours, on en sait plus sur le drame survenu dimanche.

L'avion fantôme disparu en mer Baltique appartenait à une riche famille allemande: ce que l'on sait des circonstances de l'accident
©Shutterstock

Ce dimanche soir, on apprenait qu'un avion privé autrichien avec quatre personnes à bord, parti d'Espagne pour l'Allemagne mais ne répondant plus aux contrôleurs aériens, s'était abîmé en mer au large de la Lettonie. Plus précisément en mer Baltique au nord-ouest de Ventspils.

Des avions de chasse français, allemands, danois et suédois avaient été dépêchés en urgence pour tenter d'entrer en contact avec l'équipage de l'avion-fantôme qui poursuivait son vol au-dessus de l'Europe du Nord, notamment au-dessus de Paris, Cologne et la Belgique.

"Selon le manifeste de vol, l'avion, un Cessna 551 qui avait décollé de Jerez, transportait 4 passagers" et "effectuait un vol entre l'Espagne et Cologne (Allemagne) mais lorsqu'il a changé de cap en cours de vol, les régulateurs aériens n'ont plus pu le contacter", avait déclaré l'agence lettone de l'aviation.

Ce que l'on sait des victimes

D'après nos confrères du Laatste Nieuws, qui citent les médias espagnols, l'avion appartenait à un homme d’affaires allemand de 72 ans, Peter Griesemann. C'était sans doute lui qui pilotait l'appareil au moment du drame. Les trois autres victimes sont sa femme de 68 ans, sa fille de 26 ans et le petit ami de celle-ci.

Peter Griesemann était responsable du groupe du même nom, une société d'ingénierie qui s’occupe de la construction et de la maintenance d’installations industrielles. Ce groupe gère également une société de location de jets privés.

La famille, installée sur la Costa de la Luz (Andalousie) voyagait régulièrement en jet pour se rendre à Cologne en Allemagne.

Quelles circonstances ?

Quant aux circonstances du drame, une première alerte concernant l'avion avait été donnée par l'Espagne, qui avait signalé "de probables difficultés de pressurisation de l'appareil" auprès de l'armée de l'air française.

Aussi bien selon l'armée de l'air française que suédoise, qui ont envoyé différents avions de chasse à la rescousse, leurs pilotes n'ont aperçu personne dans le cockpit et les tentatives de contact radio sont restées infructueuses.

L'avion avait une trajectoire relativement constante jusqu'à ce qu'il approche la côte lettone, où il a alors rapidement perdu de l'altitude.

L'appareil est tombé vers 20H00 "lorsqu'il s'est retrouvé à court de carburant", a estimé le chef des secours suédois Lars Antonsson à l'AFP. Ce dernier indique encore: "Nous n'avons aucune explication, nous ne pouvons que spéculer. Mais à bord, ils étaient clairement dans l'incapacité" de réagir.

A présent, les secours lettons tentent de retrouver des traces de l'appareil en mer. Selon Peteris Subbota, chef du service de secours de Lettonie, une zone de six kilomètres sur six est actuellement fouillée. Dans cette zone, précise-t-il encore, la mer Baltique est d’environ 60 mètres de profondeur.