Le président du Centre national du cinéma français jugé pour agressions sexuelles sur son filleul

Le président du Centre national du cinéma (CNC), Dominique Boutonnat, est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour agressions sexuelles sur son filleul alors âgé de 21 ans, a appris Franceinfo jeudi 29 septembre auprès du parquet de Nanterre, qui avait requis son renvoi.

La Rédaction
Le président du Centre national du cinéma français jugé pour agressions sexuelles sur son filleul
©AFP

Dominique Boutonnat, le président du Centre national du Cinéma et de l’Image animée (CNC), sera jugé pour agressions sexuelles sur son filleul, a indiqué le parquet de Nanterre, confirmant une information de Franceinfo. L'homme de 52 ans, qui vient d'être reconduit à son poste, devra comparaître devant un tribunal correctionnel et non devant une cour d’assises, où les peines encourues sont plus lourdes, car la qualification de "tentative de viol" n’a pas été retenue.

"Ce que nous souhaitons, c'est que M. Boutonnat réponde de ses actes devant un tribunal", a déclaré Caroline Toby, l'avocate du filleul, aujourd'hui âgé de 23 ans. "À l'issue d'une information judiciaire complète, le juge a considéré qu'il existait des charges suffisantes pour renvoyer M. Boutonnat devant un tribunal et ce que nous souhaitons surtout, c'est que le statut de victime de mon client soit reconnu par la justice", a-t-elle poursuivi.

Dominique Boutonnat, 52 ans, avait été mis en examen en février 2021, pour tentative de viol et agressions sexuelles sur le jeune homme. Son filleul avait porté plainte contre lui en octobre 2020, pour des faits datant du mois d'août de la même année, lors de vacances en Grèce.

Le jeune homme accuse son parrain, avec qui il n'a pas de lien familial, d'avoir tenté de le "masturber" dans la nuit du 3 août 2020, après qu'il se soit baigné nu dans la piscine, et d'avoir essayé ensuite de lui imposer une fellation.

Dominique Boutonnat, qui "conteste fermement l'ensemble des faits", comme l'avait déclaré son avocat Emmanuel Marsigny, a été reconduit à la tête du CNC en juillet, malgré cette mise en examen.