"Nous condamnons la violence disproportionnée des forces de sécurité": De nouvelles sanctions européennes à l'étude contre l'Iran

L'Union européenne est en train d'examiner de nouvelles sanctions contre l'Iran, en raison de la répression dans le pays de la vague de contestation déclenchée par la mort de Mahsa Amini, a indiqué lundi le chancelier allemand.

This image grab from a UGC video posted on October 29, 2022, reportedly shows security forces firing at buildings of the Kurdistan University Faculty of Medical Sciences in Sanandaj, the main city of Iran's Kurdistan province. (Photo by various sources / AFP) / Israel OUT - NO Resale - NO Internet / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT AFP -  SOURCE: ESN/HENGAW - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - NO INTERNET - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS - NO RESALE - NO ARCHIVE -NO ACCESS ISRAEL MEDIA/PERSIAN LANGUAGE TV STATIONS OUTSIDE IRAN/ STRICTLY NO ACCESS BBC PERSIAN/ VOA PERSIAN/ MANOTO-1 TV/ IRAN INTERNATIONAL/RADIO FARDA - AFP IS NOT RESPONSIBLE FOR ANY DIGITAL ALTERATIONS TO THE PICTURE'S EDITORIAL CONTENT /

"Je suis bouleversé que des personnes qui manifestaient pacifiquement en Iran aient perdu la vie, nous condamnons la violence disproportionnée des forces de sécurité et soutenons la population", a affirmé sur Twitter Olaf Scholz.

"Nos sanctions de l'Union européenne sont importantes, nous sommes en train d'examiner des mesures supplémentaires", a-t-il ajouté, sans plus de détail.

La veille, sa ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait indiqué que la possibilité de désigner les Gardiens de la Révolution comme une organisation terroriste était à l'étude.

"Comme je l'ai clairement indiqué la semaine dernière, nous lancerons un nouveau paquet de sanctions, nous examinons également comment nous pouvons répertorier les Gardiens de la Révolution comme une organisation terroriste", avait-elle dit à la chaîne de télévision publique allemande ARD.

L'Iran a dénoncé lundi par avance comme "illégal" un tel projet.

Le pays est ébranlé par des manifestations depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une jeune Kurde iranienne, trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des mœurs qui lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire strict du pays, prévoyant notamment le port du voile en public.

Des dizaines de personnes, principalement des manifestants mais aussi des membres des forces de sécurité, ont été tuées lors des manifestations. Des centaines d'autres, dont des femmes, ont été arrêtées.

L'UE avait déjà adopté le 17 octobre des sanctions contre la police des mœurs et onze dirigeants iraniens impliqués dans la répression des manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini.

Les Gardiens sont déjà placés par Washington sur sa liste noire des entités "terroristes".