Deux bâtiments s'effondrent dans le centre de Lille: les dégâts sont immenses, une personne portée disparue

Deux immeubles se sont effondrés ce samedi matin à deux pas de la Grande Place de Lille.

Un immeuble s'effondre dans le centre-ville de Lille.

Deux petits immeubles mitoyens se sont effondrés samedi matin dans une rue commerçante en plein centre de Lille, dans le nord de la France. Les 60 pompiers déployés sont à la recherche d'un médecin, porté disparu et qui pourrait se trouver sous les gravats, a indiqué le centre opérationnel d'incendie secours (Codis) du Nord.

L'effondrement ne semble pas avoir fait d'autre victime, les logements ayant été évacués dans la nuit par précaution grâce au signalement d'un habitant qui rentrait chez lui. Un bâtiment de trois étages en travaux s'est écroulé, entraînant un immeuble voisin dans sa chute vers 9h15 dans la rue Pierre Mauroy, une rue très passante de la ville, mais heureusement avant l'ouverture des magasins. Les bâtiments avoisinants ont été évacués samedi matin "par précaution".

Des pompiers étaient toujours en début d'après-midi en train de déblayer les gravats, un mélange poussiéreux de briques et de poutrelles en métal, restes d'un échafaudage sur la façade du bâtiment.

Et, après avoir un temps pensé que l'effondrement n'avait fait aucune victime, ils craignaient en début d'après-midi qu'un médecin, porté disparu, puisse se trouver dessous. "On est quasiment sûrs que cette personne se trouve dans les gravats", a indiqué le lieutenant Colonel Stéphane Beauventre, dans un message diffusé par le Codis. "Son téléphone ne répond pas, sa voiture est dans le parking, (...) et il n'a pas pris son astreinte." "On concentre tous nos efforts à (...) extraire à la main les gravats pour accéder à cette victime", a-t-il ajouté.

D'autres pompiers ont passé la matinée à vérifier les immeubles voisins pour déceler d'éventuelles fissures ou fuites de gaz consécutives à l'effondrement.

"Un jeune homme est rentré chez lui à 3 heures du matin et a remarqué qu'un mur (du bâtiment) était déformé", explique Martine Aubry, la maire de Lille. Il a contacté la police et les pompiers, qui ont décidé d'évacuer le bâtiment en raison d'un "réel danger". "J'en tremble encore parce que si cette nuit ce monsieur n'était pas rentré à 3h du matin et ne nous avait pas joint (...) et bien il y aurait des morts ce matin, à l'évidence", poursuit la maire de Lille au micro de BFMTV.

La maire de Lille a précisé avoir pris "un arrêté de péril imminent".

Les bâtiments avoisinants ont eux aussi été évacués samedi matin "par précaution".

Des pompiers étaient déployés en nombre en fin de matinée pour vérifier les risques et commencer à déblayer les gravats, un mélange poussiéreux de briques et de poutrelles en métal, restes d'un échafaudage sur la façade du bâtiment.

"Il n'y avait pas d'alerte particulière sur cet immeuble, ce n'était pas un immeuble frappé d'insalubrité", a affirmé à l'AFP le ministre délégué au Logement, Olivier Klein.

"Heureusement, il n'y a pas à ce stade de victime à déplorer. Il y a encore des levées de doutes qui sont faites notamment sur le trottoir mais il semble que personne n'était devant au moment de l'effondrement", a-t-il ajouté.

Les pompiers étaient toujours en "reconnaissance" en vue de retrouver "d'éventuelles victimes", ont-ils indiqué, mais selon Mme Aubry, les chiens n'ont rien décelé. Des vérifications sont en cours par drone.

Des pompiers forçaient par ailleurs des portes de magasins au pied des immeubles voisins afin de vérifier la présence d'éventuelles fissures mettant en péril les bâtiments ou de fuites de gaz consécutives à l'effondrement.

"Peur de ma vie"

Le périmètre était sécurisé par de nombreux policiers et deux ambulances du SAMU et du SMUR étaient également sur place, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"On a entendu un bruit de quelques secondes, tout doucement au début. On a pensé que c'était l'échafaudage qui tombait", a raconté à l'AFP Ludovic Ficher, 30 ans, qui travaille dans un immeuble mitoyen.

"Quand on s'est rendu compte que c'était tout l'immeuble qui était en train de s'effondrer, on est tous partis en courant", a-t-il ajouté. "J'ai eu la peur de ma vie."

"On n'a pas entendu de gros boum" mais un bruit "de métal et de béton", a raconté une voisine évacuée. "C'est très tragique ce qui s'est passé, on attend un peu dans le flou", a-t-elle ajouté.

"C'était un immeuble avec deux parties: une partie anciennement France Loisirs, qui était vide, et puis une partie avec l'enseigne Tape-à-l'oeil, qui était en travaux", a expliqué sur BFMTV la députée LREM du Nord Violette Spillebout.

"On croise vraiment les doigts" pour qu'il n'y ait pas de victimes, a-t-elle dit.