Explosion à Istanbul: 17 personnes emprisonnées après l'attentat, les combattants kurdes du PKK et leurs alliés en Syrie visés

L'attentat n'avait pas été revendiqué vendredi.

Dix-sept personnes ont été écrouées après l'attentat perpétré dimanche à Istanbul, attribué par les autorités aux combattants kurdes du PKK et à leurs alliés en Syrie, ont rapporté vendredi les médias turcs.

Parmi ces 17 personnes figure la femme accusée d'avoir déposé la bombe sur un banc de l'avenue d'Istiklal, en plein coeur d'Istanbul.

Six personnes ont été tuées et 81 autres blessées dans l'explosion survenue en plein après-midi le 13 novembre sur cette artère piétonne très fréquentée.

Les 17 suspects, dont certains sont accusés d'avoir aidé directement à perpétrer l'attentat, ont été incarcérés à la prison de Marmara - jusqu'il y a peu connue sous le nom de prison de Silivri -, en lisière d'Istanbul.

Cinquante-et-une personnes avaient été arrêtées en début de semaine.

Interpellée dans la nuit de dimanche à lundi dans un appartement de la banlieue d'Istanbul, la principale suspecte, Alham Albashir, présentée comme étant de nationalité syrienne, serait entrée clandestinement en Turquie en provenance du nord-est syrien, selon les autorités.

La jeune femme, âgée de 23 ans, a reconnu les faits lors de sa garde à vue, ont-elles affirmé.

Selon l'agence de presse officielle Anadolu, citant le rapport de police, elle a déclaré avoir été pour la première fois en contact avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en 2017, par l'intermédiaire de son ex-petit ami, et aurait gardé un lien avec l'organisation après leur rupture.

Le PKK et les YPG (Unités de protection du peuple), milice kurde active en Syrie et accusée par la Turquie d'être affiliée au PKK, ont nié toute implication dans l'attentat d'Istanbul.

Les YPG avaient été soutenus par plusieurs pays occidentaux, notamment les Etats-Unis et la France et avaient été en première ligne dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie.

Les deux organisations sont considérées comme "terroristes" par Ankara, et le PKK l'est aussi par les Etats-Unis et l'Union européenne.