Le RN propose d’inscrire la loi Veil dans la Constitution :"Il n’a jamais été question pour Marine Le Pen de remettre en cause le droit à l’IVG"

Le Rassemblement national (RN) va proposer de constitutionnaliser la loi Veil, aujourd’hui inscrite au Code de la Santé publique.

French far-right party Rassemblement National (RN) deputies Marine Le Pen (R) and Jean-Philippe Tanguy (L) attend a session on the French health insurance budget for 2023 at the National Assembly, French Parliament lower house, in Paris on November 21, 2022. (Photo by Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)
Les députés du Rassemblement national (RN), parti d'extrême droite français, Marine Le Pen (R) et Jean-Philippe Tanguy (G) au Parlement français, à Paris, le 21 novembre 2022. ©AFP or licensors

Le Rassemblement national veut constitutionnaliser la loi Veil dépénalisant l’interruption volontaire de grossesse, a indiqué Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, confirmant une information de France Info. Jusqu’ici, Marine Le Pen avait refusé toute initiative en ce sens. Dans une interview accordée au Journal Du Dimanche le 13 novembre dernier, Marine Le Pen avait notamment affirmé : "Nous ne sommes pas les États-Unis. Aucune formation politique en France ne réclame la suppression de ce droit. Je ne comprends pas bien du coup à quel danger doit répondre cette demande de constitutionnalisation". Lors de sa campagne présidentielle de 2012, Marine Le Pen avait également affirmé qu’elle souhaitait dérembourser un "avortement de confort".

L'interdiction de l'avortement s'étend aux Etats-Unis

Jusqu’ici, le RN s’est toujours montré réticent à constitutionnaliser le droit à l’avortement. Cet amendement proposé par le parti de Marine Le Pen constitue donc un changement de posture. Jean-Philippe Tanguy a défendu ce changement en expliquant qu’il s’agit de "protéger le droit tel qu’il existe aujourd’hui et ne pas constitutionnaliser un principe très vague qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives". Selon lui, "il n’a jamais été question pour Marine Le Pen de remettre en cause le droit à l’IVG". L’amendement proposé par le Rassemblement national "permet de clore ces fausses accusations et permet de proposer une solution consensuelle", ajoute l’élu.

Mercredi 16 novembre, les députés français avaient adopté un texte visant à inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution. Le texte déposé par la France Insoumise (LFI) sera examiné le 24 novembre dans l’hémicycle. Un mois plus tôt, le Sénat avait rejeté en première lecture cette proposition de loi.