Voici et Closer condamnés pour atteinte à la vie privée d'Eric Zemmour

Les magazines Voici et Closer, assignés l'année dernière en justice par le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour pour atteinte à la vie privée, ont été condamnés cette semaine par le tribunal judiciaire de Nanterre, à l'inverse de Paris Match, qui a obtenu gain de cause.

(FILES) In this file photo taken on April 24, 2022 French far-right party Reconquete! presidential candidate Eric Zemmour delivers a speech after France's presidential election were announced in Paris. - French justice will give its verdict on November 21, 2022 after Eric Zemmour has filed a lawsuit against the French magazines Paris Match, Closer and Voici. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

"Les trois litiges portent sur la révélation de la relation sentimentale entretenue par Eric Zemmour et sa conseillère, Sarah Knafo, pendant la période précédant sa déclaration pour la campagne présidentielle ou contemporaine de celle-ci", a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Selon le jugement consulté mercredi par l'AFP, le groupe Reworld Media, propriétaire de Closer, est condamné à payer 3.000 euros à l'ancien candidat à la présidentielle, "au titre du droit au respect de sa vie privée" et "au titre du droit sur son image".

Le groupe est également condamné à payer 8.000 euros à Mylène Chichportich, la femme du polémiste. Dans un communiqué publié en octobre 2022, les avocats de l'ancien candidat d'extrême droite dénonçaient des "photos volées" des époux publiées par Closer.

Prisma Media, propriétaire de Voici, est également condamné à payer 3.000 euros à Eric Zemmour, pour les mêmes raisons.

Le magazine avait publié en septembre 2022 des photos et un texte sur la proximité entre Eric Zemmour et Sarah Knafo.

Concernant Paris Match, qui avait été assigné pour sa une de septembre 2022 sur la "très proche conseillère" d'Eric Zemmour, le magazine mentionnait le refus de divorcer de Mylène Chichportich, ce qui a été interprété par le tribunal comme relevant du débat d'intérêt général. Le groupe Lagardère News n'est donc pas condamné.

Contactée par l'AFP, l'avocate d'Eric Zemmour n'a pas souhaité commenter cette décision.