Les manifestants ont qualifié ces mesures d'"injustes" et "discriminatoires". Ils brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "nos quartiers ne sont pas des ghettos" ou encore "vous nous avez abandonnés et maintenant vous nous enfermez".

Les protestataires ont également exigé la démission de la présidente régionale Isabel Diaz Ayuso: "Ayuso, vous êtes le virus", distinguait-on parmi la foule.

Épicentre de l'épidémie de Covid-19 en Espagne, la région de Madrid a annoncé vendredi une limitation de la liberté de mouvement pour plusieurs centaines de milliers de personnes afin de tenter de freiner la propagation du virus, actuellement hors de contrôle dans certains quartiers.

La présidente de cette région de 6,6 millions de personnes, Isabel Diaz Ayuso, a annoncé lors d'une conférence de presse que les habitants concernés ne pourraient principalement quitter leur quartier que pour aller travailler, aller chez le médecin ou amener leurs enfants à l'école.

Elle a précisé que 13% de la population de la région était concernée, soit 858.000 personnes.

Mme Isabel Diaz Ayuso a enfin indiqué que les rassemblements, limités jusqu'ici à 10 personnes, devraient être réduits à six personnes.

Ces mesures de reconfinement partiel seront d'application dès lundi.

© AFP