L'accord prévoit le doublement des patrouilles françaises à partir du 1er décembre, qui seront appuyées de drones et de radars permettant de repérer ceux qui tentent la traversée, a-t-elle déclaré sur la chaîne britannique BBC.

Mme Patel s'est félicitée de l'accord en déclarant qu'il permettrait aux deux pays de "partager la mission de rendre impossibles les traversées de la Manche".

Ces derniers mois, de plus en plus de migrants ont tenté de rejoindre la Grande-Bretagne par cette voie dangereuse et très fréquentée. Quatre décès ont été recensés en 2019, et sept depuis le début de l'année.

Le dossier a été source de tension, le Royaume-Uni accusant la France de ne pas s'impliquer suffisamment pour empêcher les traversées.

En septembre, les autorités françaises ont précisé avoir intercepté plus de 1.300 personnes qui tentaient de rejoindre le Royaume-Uni, dont une poignée avaient essayé de traverser la Manche à la nage sur une trentaine de kilomètres.

Entre le 1er janvier et le 31 août, environ 6.200 migrants avaient tenté leur chance, à l'aide de canots pneumatiques, de paddles, kayaks, voire de gilets de sauvetage.

Le nord de la France attire depuis longtemps les candidats à l'immigration clandestine vers la Grande-Bretagne, à bord d'embarcations ou de l'un des dizaines de milliers de véhicules traversant quotidiennement la Manche sur des ferries et des trains.