"Nous avons reçu une invitation à prendre la parole devant le Parlement français et nous l'avons acceptée", a-t-elle déclaré à Vilnius, où elle s'est réfugiée après une élection contestée au Bélarus le mois dernier.

Cette rencontre était la plus importante pour Mme Tikhanovskaïa depuis l'élection présidentielle du 9 août, dont elle réclame la victoire face au président bélarusse Alexandre Loukachenko.

L'opposante a déjà rencontré les ministres des Affaires étrangères de l'UE et les dirigeants de la Pologne et de la Lituanie, deux États européens voisins du Bélarus.

Macron compte aider la médiation sur le Bélarus

"Nous ferons de notre mieux en tant qu'Européens pour aider à la médiation", a déclaré M. Macron aux journalistes, en anglais, à l'issue de sa rencontre avec Mme Tikhanovskaïa à Vilnius.

Il a précisé qu'il comptait "revenir à la médiation de l'OSCE afin de progresser".

"Notre objectif est que cette médiation commence dans les prochains jours ou semaines", a précisé le président français.

"L'objectif c'est une transition pacifique, la libération des personnes qui restent en prison pour leurs opinions politiques et la tenue d'élections dans un cadre libre, sous surveillance internationale", a-t-il dit.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe avait proposé son aide à négocier la fin de la crise au Bélarus.

M. Macron "soutient l'idée de la médiation parce qu'il comprend que des pays puissants doivent être impliqués pour entamer des négociations avec Loukachenko. Il est prêt à apporter son aide sur ce point", a déclaré l'opposante bélarusse.

"Je pense qu'il parlera du Bélarus avec la partie russe et qu'il fera tout son possible pour impliquer la Russie dans ces négociations", a-t-elle ajouté.

Selon elle, la crise devrait être résolue "aussitôt que possible" et de nouvelles élections libres et équitables devraient être organisées avant la fin de l'année.

Les manifestations de masse qui se poursuivent au Bélarus depuis l'élection sont violemment réprimées par le régime. Le mari de Mme Tikhanovskaïa, Sergueï, reste en prison, accusé d'avoir tenté de renverser le gouvernement.

Selon Mme Tikhanovskaïa, M. Macron a promis de "faire tout son possible pour libérer tous les prisonniers politiques" au Bélarus.

"Pour M. Macron, ce n'est pas seulement de l'intérêt politique, il y voit de l'intérêt en tant qu'être humain car nos droits sont bafoués, nous avons une dictature. Il comprend les gens qui se battent pour leurs droits", a-t-elle ajouté.