"La liberté d'expression, la liberté de pensée sont fondamentales pour nos démocraties et nos libertés", a répété M. Michel, répondant à une question sur les caricatures de Charlie Hebdo. "Dans le même temps, nous devons veiller à favoriser la compréhension mutuelle et le respect les uns pour les autres. Mais nous devons rester totalement déterminés pour défendre nos valeurs et combattre ceux qui veulent les mettre en danger", a-t-il ajouté.

"Nous devons être clairs. Nous n'accepterons jamais la violence qui se cache derrière la religion, car la religion est pacifique et favorise l'unité", a ajouté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Trois personnes ont été assassinées jeudi à coups de couteau dans une église à Nice (sud de la France) par un homme qui a été appréhendé. Un homme armé d'un couteau a par ailleurs été arrêté à Lyon, dans le centre de la France, et un garde du consulat de France à Jeddah, en Arabie Saoudite, a été blessé par un Saoudien armé d'un couteau.

Ces attaques interviennent dans un contexte de colère au Moyen-Orient contre la France et le président Emmanuel Macron, vilipendé pour avoir défendu le droit à publier des caricatures en France.

M. Macron s'était exprimé en ce sens lors d'un hommage la semaine passée à Samuel Paty, un enseignant décapité en pleine rue dans un attentat islamiste pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet en classe dans un cours sur la liberté d'expression.