Selon Le Parisien, qui a révélé l'information, l'homme, qui se présente comme un Pakistanais de 18 ans, avait fait des repérages devant l'immeuble et voulait s'attaquer à des journalistes de Charlie Hebdo. Des éléments qui ont été confirmés à l'AFP par cette source proche de l'enquête.

Il est soupçonné de s'en être pris vendredi en fin de matinée à deux salariés de l'agence de presse Premières Lignes, en pause cigarette devant leur immeuble situé au 10, rue Nicolas Appert (XIe arrondissement), qui abritait autrefois les locaux de Charlie Hebdo.

Le journal satirique a déménagé ses bureaux depuis cinq ans pour une adresse tenue secrète, qui fait l'objet "d'une sécurisation renforcée avec garde statique depuis le début de l'ouverture du procès" des attentats de janvier 2015 début septembre, selon la préfecture de police.

En garde à vue, l'homme a déclaré "assumer son acte qu'il situe dans le contexte de la republication des caricatures (de Charlie Hebdo, ndlr) qu'il n'a pas supportée", début septembre à l'occasion de l'ouverture du procès, selon la source proche de l'enquête.

Six autres personnes ont également été placées en garde à vue dans le cadre de cette enquête ouverte par le parquet national antiterroriste (Pnat), confiée à la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Il s'agit de cinq hommes qui se trouvaient dans un appartement de Pantin (Seine-Saint-Denis), le dernier domicile présumé du principal suspect et d'un ancien colocataire de ce dernier, quand il résidait dans un hôtel social de Cergy-Pontoise.