"Il a posté à partir de mars 2018 des messages de propagande (jihadiste) et a été arrêté une semaine après l'attentat du 2 novembre" dernier, a précisé à l'AFP la vice-présidente du tribunal pénal régional de Vienne, Christina Salzborn.

Ce soir-là, un homme armé avait semé la terreur dans les rues de la capitale autrichienne et tué quatre personnes à bout portant avant d'être abattu par la police, la première attaque contre un pays jusqu'alors épargné par les attaques jihadistes.

Le jeune homme condamné lundi, arrivé en Autriche en 2013 et mineur lors de l'attaque, a reconnu les faits et a renoncé à faire appel de sa condamnation, six mois de prison ferme et 18 mois avec sursis, avec une période probatoire de trois ans.

Une plainte avait été déposée à son encontre dès le 30 septembre pour participation à une organisation criminelle, et il avait été interpellé avec 17 autres personnes après l'attaque du 2 novembre.

Lors de son interrogatoire, le Bangladais de 18 ans a avoué avoir félicité, après mars 2018, le futur tueur pour son intention de rejoindre l'organisation Etat islamique en Syrie, et avoir partagé avec lui du matériel de propagande jihadiste.

Même s'il l'avait rencontré une dernière fois en juillet, il a toutefois affirmé n'avoir rien su de son projet de passer à l'acte en Autriche, et a assuré ne pas y avoir participé.

Kujtim Fejzulai, l'auteur de l'attentat de Vienne, Austro-Macédonien de 20 ans se revendiquant de l'Etat islamique, avait tenté de gagner la Syrie en 2018, mais il avait été interpellé en Turquie et extradé vers l'Autriche.

Il avait alors été condamné à une peine de prison, mais avait bénéficié d'une libération conditionnelle anticipée. "J'ai été surpris qu'il soit sorti si rapidement", a déclaré le condamné à l'audience.

L'Autriche est un pays neutre de 8,9 millions d'habitants. Elle a recensé la présence sur son territoire d'environ 150 jihadistes.