Alain Cocq souffre depuis 34 ans d'une maladie orpheline incurable qui le contraint à rester alité. En juillet dernier, il a adressé une lettre à Emmanuel Macron, demandant à pouvoir "partir en paix", en recevant une dose létale de barbiturique.

Evoquant sa situation "extrêmement douloureuse", avec des "douleurs insupportables", Alain Cocq écrit: "Supporteriez-vous Monsieur le Président, que vos intestins se vident dans une poche, (…) que vous soyez alimenté par une poche, à ce que ce soit une personne tierce qui soit amenée à faire votre toilette?". Avant d'ajouter: "Je ne suis plus dans une situation de vie digne. Je désire une fin de vie dans la dignité avec assistance médicale active sans que le corps médical puisse être poursuivi de quelque manière que ce soit. Je demande, à titre compassionnel, l’autorisation pour le corps médical de me prescrire du penthiobarbital [NDLR: du barbiturique]."

Alain Cocq conclut en espérant une réponse positive d'Emmanuel Macron, sans quoi il arrêtera tout traitement. "Ce sera alors des souffrances. La manière dont je vais partir dépend du président", assure-t-il dans son courrier.

Réponse négative de Macron, il veut se laisser mourir

D'après nos confrères du Figaro, l'Elysée a répondu jeudi à Alain Cocq. Et Emmanuel Macron n'a pas accepté sa demande. Prétextant ne pas être "au-dessus des lois", le président s'est déclaré "très sensible et admiratif des combats incessants [...] contre la maladie et ses conséquences".

"J’ai entendu les démarches personnelles que vous souhaitez entreprendre aujourd’hui, celles qui consistent à refuser tout acharnement thérapeutique. Avec émotion, je respecte votre démarche", écrit encore Macron.

Déçu, Alain Cocq a à son tour réagi, déclarant qu'il allait se laisser mourir: "Le 4 septembre au soir, j’arrêterai toute hydratation, toute alimentation", a-t-il confié. Et afin de "montrer aux Français ce qu'est l'agonie obligée par la loi Leonetti", Alain Cocq diffusera sa fin de vie, dont il estime qu'elle durera "quatre-cinq jours", dès samedi matin au réveil, "en direct sur (sa) page Facebook". Il espère que son combat fera de la sorte bouger les choses.