Europe Deux ossuaires ont été inspectés pour tenter d’élucider sa disparition.

"On ne s’attendait pas à trouver autant d’ossements. Aujourd’hui, on a trouvé des milliers d’os. On peut donc partir de l’hypothèse qu’ils appartiennent à plusieurs dizaines de personnes. Le travail se complique…" Giorgio Portera est le généticien chargé d’analyser les os pour le compte de la famille d’Emanuela Orlandi, disparue en 1983 au Vatican, où travaillaient ses parents.

"Nous avons retrouvé des os de petite et de grande taille, mais surtout des crânes de toutes mesures, adultes et enfants", a précisé le professeur Portera samedi après-midi. Depuis le matin, il accompagnait les magistrats et le professeur Arcudi, spécialiste de médecine légale, lors de l’ouverture des trappes des ossuaires se trouvant à l’intérieur du collège germanique du Vatican.

Rebondissement

Les rebondissements de l’affaire Orlandi pourraient faire la trame d’un bon roman policier, si l’on écarte la triste réalité des membres d’une famille qui cherchent encore la vérité sur la disparition de leur fille et sœur Emanuela, cette adolescente de quinze ans, résidente du Vatican, disparue de l’autre côté du Tibre il y a plus de trente-six ans.

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