Dans la conversation en question, Marc Van Ranst fait notamment remarquer à Willem Engel qu'il n'est pas virologue et affirme "n'en avoir rien à foutre" de ce qu'il "peut publier".

Peu après cet échange, Alexander Klöpping, fondateur de la plateforme journalistique Blendle, a sondé ses abonnés sur la mise en place d'une campagne de crowdfunding pour afficher cette conversation dans les abribus. Les retours ont été tellement enthousiastes qu'il a décidé de joindre le geste à la parole. Le montant cible de 2.000 euros a été atteint en une demi-heure de temps.

Selon Alexander Klöpping, cette conversation "mérite la plus grande attention possible". Willem Engel y affirmait que le virologue belge avait joué un rôle prépondérant dans ce qu'il appelle "la pandémie de la peur". Bien que le professeur dit ne pas être partisan de menacer qui que ce soit, ce dernier ajoute que Marc Van Ranst est allé à de tels extrêmes "qu'il est maintenant fortement détesté". Pour rappel, Marc Van Ranst et sa famille sont actuellement placés dans un endroit sûr après des menaces d'un soldat de profession et militant d'extrême droite.

Le virologue belge a réagi aux propos d'Engels en déclarant ceci : "Quand nous serons confrontés à une pandémie de salsa, j'irai volontiers écouter ce que vous avez à dire en tant que professeur de danse. Mais, pour l'instant, je n'en ai rien à foutre de ce que vous pouvez dire et ça serait bien que les Pays-bas en fassent de même."