Europe

Le gouvernement britannique a annoncé lundi un coup de pouce pour les salaires d'un million de fonctionnaires, un dernier geste en leur faveur de la part de Theresa May et de son ministre des Finances sur le départ.

Les enseignants, les soldats, les médecins hospitaliers et les policiers vont voir leur salaire augmenter cette année plus vite que l'inflation, qui évolue actuellement au rythme de 2% par an, a annoncé le Trésor dans un communiqué.

Les hausses seront variables selon les métiers. Un enseignant moyen verra sa paie augmenter de 2,75%, soit un millier de livres par an (1.115 euros), un caporal de l'armée gagnera 2,9% de plus soit 995 livres annuelles supplémentaires. Les policiers gagneront 2,5% soit jusqu'à 978 livres annuelles de plus et les médecins hospitaliers 1.500 livres de plus en moyenne par an (1.670 euros).

Le gouvernement avait mis fin en 2017 au plafond de 1% par an imposé depuis 2013 aux hausses de salaires des fonctionnaires, dont les rémunérations avaient été tout simplement gelées entre 2010 et 2012. Le tout s'inscrivait dans le cadre de la politique d'austérité mis en place par les conservateurs à leur retour au pouvoir en 2010, afin de réduire le déficit public.

La situation des comptes publics s'est améliorée depuis, le déficit de l'Etat atteignant son plus bas niveau en 17 ans lors du dernier exercice budgétaire 2018-2019 d'après l'Office des statistiques nationales (ONS). Sans mettre un terme à leur sourcilleux contrôle des dépenses, les autorités ont néanmoins légèrement desserré les cordons de la bourse dernièrement.

"En 2017 nous avons mis un terme au plafond des salaires dans le secteur public et je suis contente de pouvoir aller plus loin aujourd'hui en accordant une hausse de salaire supérieure à l'inflation à près d'un million de fonctionnaires dévoués", a expliqué la Première ministre Theresa May.

Il s'agit de l'une de ses dernières annonces depuis le 10, Downing Street qu'elle va quitter mercredi après avoir échoué à faire adopter par les députés l'accord sur le Brexit négocié par son gouvernement avec Bruxelles.

Son ministre des Finances, Philip Hammond, a lui aussi annoncé qu'il allait partir à l'occasion de ce changement à la tête du gouvernement. Sauf énorme surprise, le prochain Premier ministre sera Boris Johnson, un Brexiter convaincu qui envisage un Brexit abrupt que M. Hammond considère comme inacceptable car nuisible à l'économie britannique.