Un accord politique aurauit en tout cas été trouvé pour inclure Alexander Loukachenko dans la liste des personnalités faisant l'objet de sanctions de la part de l'UE, pour cause d'implication dans la falsification des dernières élections présidentielles ou dans la répression de l'opposition et des manifestations appelant au départ du président.

Début octobre, les dirigeants des 27 avaient, après des semaines de blocage, réussi à s'accorder pour imposer sans attendre des mesures restrictives à toute une série de personnalités biélorusses. Le Conseil a adopté formellement ces sanctions le 2 octobre, contre une quarantaine de personnes identifiées comme responsables de la répression et des actes d'intimidation contre des manifestants pacifiques, des membres de l'opposition et des journalistes à la suite de l'élection présidentielle au Bélarus en août dernier, ainsi que pour des malversations dans le processus électoral. Les mesures restrictives comprennent une interdiction d'entrer ou de transiter par les territoires de l'UE, ainsi qu'un gel des avoirs dans l'Union. Il est en outre interdit aux citoyens et aux entreprises de l'UE de mettre des fonds à disposition des personnes ciblées.

Dès cette première décision, certains Etats membres dont l'Allemagne demandaient à inclure le président lui-même parmi les personnes sanctionnées. Le Royaume-Uni et le Canada l'ont par exemple déjà fait.

"J'ai suggéré que nous lancions un nouveau paquet de sanctions et que Loukachenko fasse partie des personnes sanctionnées", avait annoncé le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, à son arrivée à Luxembourg. Officiellement, l'UE appelle depuis plusieurs semaines à lancer un nouveau processus électoral au Bélarus, sous supervision de l'OSCE.

Récemment, la cheffe de file de l'opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa, qui revendique la victoire face à Loukachenko, a effectué une "tournée" européenne, rencontrant entre autres le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel.