Le gouvernement étudie "s'il y a la possibilité d'interdire provisoirement les voyages vers les destinations populaires à l'étranger", a-t-elle dit alors que les réservations pour l'île espagnole de Majorque, traditionnellement très prisée des Allemands, ont fortement augmenté à l'approche de Pâques.

Plusieurs compagnies aériennes ont proposé des centaines de vols supplémentaires vers l'archipel des Baléares suscitant une controverse en Allemagne où le tourisme à l'intérieur du pays est en revanche interdit.

La porte-parole du gouvernement a expliqué qu'il y avait une concertation entre ministères à ce propos.

Elle n'a pas précisé ce qu'elle entendait pas "destinations populaires de vacances à l'étranger" mais les Allemands aiment traditionnellement se rendre dans le pourtour méditerranéen, tout particulièrement en Espagne.

Majorque, île souvent qualifiée de 17e Etat régional allemand, est devenu le symbole d'un tourisme de masse et peu cher avec des dizaines de vol atterrissant en temps normal chaque jour en provenance des principales villes allemandes.

La ruée vers les billets pour Palma de Majorque a débuté quand l'institut de veille sanitaire Robert-Koch a décidé de retirer l'île, ainsi que d'autres régions espagnoles comme celle de Valence, de la liste des régions présentant des risques liés au virus.

Plusieurs responsables politiques ont appelé, en vain, les Allemands à ne pas voyager alors que les vacances scolaires de Pâques démarrent dans de nombreuses régions ce vendredi soir pour deux semaines.

Berlin a donc décidé d'imposer un test de détection du virus des voyageurs de retour de l'île espagnole.

Les autorités sanitaires allemandes prédisent pour les prochaines semaines une importante troisième vague provoquée par le variant britannique.