Dans une tentative de réprimer un mouvement de protestation à la suite de l'élection présidentielle controversée, le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko, a laissé entendre lundi que le pays pourrait organiser de nouvelles élections, à condition de tenir d'abord un referendum pour une nouvelle constitution. "Soumettons-la par référendum, adoptons la Constitution et je vous transmettrai le pouvoir (...) Mais pas sous la pression et pas par la rue", a-t-il déclaré aux ouvriers d'une importante usine qui lui criaient "Pars! ".

"Merci, j'ai tout dit, vous pouvez crier 'Pars'", a conclu M. Loukachenko avant de quitter l'estrade, visiblement en colère.

Mercredi, un sommet extraordinaire des 27 dirigeants de l'UE doit avoir lieu sur le Bélarus. L'Allemagne, qui assure la présidence tournante, a menacé d'étendre les sanctions déjà décidées la semaine dernière après les violences.