"Dix à quinze personnes" entrées en contact avec le patient de Bordeaux infecté au coronavirus chinois, un professionnel du "milieu du vin" récemment arrivé de Chine, ont été identifiées par les autorités sanitaires, a indiqué samedi le maire, Nicolas Florian, lors d'un point presse.

"Les autorités sanitaires ont identifié son parcours de vie, voir qui il a pu rencontrer, il y a déjà des gens qui ont été identifiés, qui se sont signalés", a indiqué le maire de Bordeaux, évoquant le chiffre de "10 à 15 personnes".

L'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine a confirmé qu'une "dizaine de personnes" ayant été en contact avec lui depuis son retour en France avaient été identifiées, sans plus de précision sur leur lien avec le patient.

Conformément au protocole, "ces personnes sont soumises à un entretien téléphonique" avec des questions "sur d'éventuels symptômes (fièvre et toux), la durée du contact avec le patient et d'éventuels déplacements en Chine", a-t-elle expliqué à l'AFP.

"Elles doivent surveiller l'apparition de symptômes durant 14 jours et appeler le 15 en cas de suspicion", a complété l'autorité sanitaire, ajoutant qu'elles ne suscitent "pas d'inquiétude à ce stade".

Evoquant des nouvelles "rassurantes", M. Florian a précisé le profil du patient, actuellement à l'isolement au centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux: un Français d'origine chinoise de 48 ans, travaillant "dans le milieu du vin" et qui "était amené à faire des allers-retours avec la Chine".

"Toute l'autorité publique, l'Etat et les autorités sanitaires sont mobilisés sur ce patient et les personnes qu'il a pu rencontrer", a-t-il assuré.

Ce patient, un résident de la métropole bordelaise, est revenu le 22 janvier en France après "quelques jours" en Chine où il est notamment "passé par Wuhan", selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Après avoir atterri à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, "il n'a a priori pas pris de transports en commun" et "n'a pas beaucoup fréquenté de lieux de vie", a affirmé Nicolas Florian, par ailleurs président du conseil de surveillance du CHU.

Le quadragénaire s'était présenté jeudi à SOS Médecins de Bordeaux avec de la fièvre et de la toux avant d'être exfiltré dans un service de maladies infectieuses du Centre hospitalier.

"Il ne faut pas céder à la panique mais il faut être vigilant", a insisté le maire.

"S'il y a besoin de mobiliser les forces de la ville, on le fera mais pour le moment, pas de panique, les choses sont très bien prises en main", a ajouté l'élu.

Par "principe de précaution", les festivités du Nouvel An chinois, qui devaient se tenir dimanche à Bordeaux, ont été annulées, ont annoncé samedi les organisateurs, l'Association et les Coordinateurs de la Fête du Nouvel An Chinois de Bordeaux.