Avec 45.000 morts, le Royaume-Uni est le pays le plus durement touché en Europe par la pandémie, et le gouvernement conservateur de Boris Johnson se retrouve sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise.

Pour autant, le dirigeant conservateur s'est montré plutôt optimiste pour le futur. "J'espère vivement et sincèrement que nous pourrons supprimer les mesures extraordinaires" mises en place pour contenir l'épidémie "et permettre un vrai retour à la normale au plus tôt à partir de novembre, peut-être à temps pour Noël", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Pour ce faire, le gouvernement compte augmenter encore sa capacité de dépistage, visant "au moins 500.000 tests par jour, soit 3,5 millions par semaine" à la fin octobre.

Boris Johnson a aussi dévoilé les prochaines étapes de son plan pour sortir graduellement l'Angleterre du confinement instauré le 23 mars afin de lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

Le dirigeant conservateur a ainsi encouragé les Anglais à reprendre les transports en commun dès vendredi et les a incités à retourner sur leur lieu de travail à partir du 1er août, en s'en remettant aux employeurs pour déterminer si les salariés doivent poursuivre le télétravail ou revenir dans un environnement de travail conforme aux recommandations.

Jeudi pourtant, le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance avait estimé que le télétravail était une "parfaitement bonne solution" et qu'il n'y avait "absolument aucune raison" de changer les recommandations à cet égard.

Les casinos, bowlings, patinoires, esthéticiennes et salles de spectacles rouvriront aussi le 1er août, a annoncé Boris Johnson.

Les écoles, collèges et systèmes de garde pour enfants reprendront du service à plein temps à partir de septembre. L'automne sonnera le retour des mariages jusqu'à 30 personnes, des conférences et des évènements dans les stades.

Le Premier ministre a cependant précisé que ce calendrier restait "conditionnel" et soumis à l'évolution de l'épidémie. "Si nous continuons à nous serrer les coudes comme nous l'avons fait jusqu'ici, je sais que nous pouvons vaincre ce virus", a-t-il estimé, précisant "espérer le meilleur scénario, mais se préparer pour le pire".