Le dirigeant conservateur a estimé que Mme Patel, 48 ans, n'avait pas contrevenu au code de conduite ministériel, contrairement aux conclusions d'une enquête indépendante.

"Le Premier ministre a pleinement confiance dans la ministre de l'Intérieur et considère maintenant cette affaire comme close", selon un communiqué du gouvernement.

Priti Patel a remercié le chef de gouvernement pour son soutien, disant dans un communiqué regretter que son "comportement dans le passé ait affecté des personnes".

"Il n'a jamais été mon intention de contrarier quiconque", a-t-elle ajouté. "J'ai très à coeur de mettre en oeuvre les engagements que nous avons pris envers les gens de ce pays et je reconnais que je suis directe et que j'ai parfois été frustrée".

Le scandale avait éclaté fin février avec la démission retentissante du plus haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, Philip Rutnam. Ce dernier avait accusé devant les caméras Priti Patel d'être à l'origine de fuites "vicieuses" dans la presse contre lui après qu'il eut fait part de ses inquiétudes sur son comportement.

Selon les accusations de personnel qu'il avait relayées, la patronne du Home Office avait "crié et injurié, dénigré des gens et fait des demandes déraisonnables et répétées". Priti Patel avait démenti vigoureusement.

Une enquête indépendante, ordonnée par Boris Johnson, a conclu que "le comportement (de Priti Patel) a contrevenu au code ministériel, même s'il n'était pas intentionnel", et que cela s'apparentait à des "brimades".

Elle reconnaît toutefois que la ministre a pu être "frustrée" par le manque de "soutien" ou de "réactivité" qu'elle a pu ressentir dans ses fonctions ministérielles. L'enquête constate aussi des améliorations depuis.

L'auteur de l'enquête, Alex Allan, conseiller indépendant du Premier ministre sur l'éthique ministérielle, a démissionné dans la foulée du soutien apporté par le dirigeant à sa ministre.

Priti Patel, qui avait fait campagne aux côtés de Boris Johnson en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, mis en oeuvre fin janvier, avait dû quitter en 2017 le gouvernement de l'ex-Première ministre Theresa May pour avoir mené une diplomatie parallèle avec Israël lorsqu'elle était chargée du Développement international.