"On est dans la phase finale", "un accord est en vue dans les prochaines heures", indiquait-on de source européenne. Il y a de "grandes chances" que cet accord soit conclu dans la soirée, a assuré l'une de ces sources. A Londres également, les rumeurs d'un accord s'amplifiaient.

Plusieurs sources indiquaient que la pierre d'achoppement des règles devant garantir une concurrence loyale était désormais levée. Sur l'autre point de friction, la pêche, les parties sont très proches, indiquait-on.

Londres et Bruxelles négocient depuis des mois leurs relations futures, essentiellement commerciales, après le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne le 31 janvier dernier. Il était convenu que le pays reste dans le marché unique européen et l'union douanière durant une phase de transition qui arrive à échéance le 31 décembre prochain, le temps de négocier ces relations futures. Sans accord, les deux parties retomberaient dans les règles de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), synonymes de droits de douane, de quotas, ainsi que de formalités administratives susceptibles d'entraîner des embouteillages monstres et des retards de livraison.

"Enormes concessions" britanniques dans les négociations

Les Britanniques ont consenti d"'énormes concessions" dans les négociations sur le Brexit, a indiqué à l'AFP mercredi une source gouvernementale française.

Les négociateurs du Royaume-Uni ont accepté de céder sur des points très importants relatifs en particulier à la pêche, a précisé cette source, soit le dernier point bloquant encore dans les discussions, ce qui pourrait permettre d'éviter in extremis un "no deal" à seulement huit jours de la rupture définitive.

Ces concessions sont intervenues ces 48 dernières heures, a relevé cette source, sans préciser si elles pourraient être suffisantes pour un accord ou si d'autres étaient encore nécessaires.

L'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques restait mercredi l'ultime point d'achoppement des discussions, par ailleurs quasiment bouclées, y compris sur les sujets jusque-là problématiques, comme la manière de régler les différends et les mesures de protection contre toute concurrence déloyale.

Malgré son faible poids économique, la pêche revêt une importance politique et sociale pour plusieurs Etat membres, dont la France, mais aussi les Pays-Bas, le Danemark ou l'Irlande.