Après plusieurs semaines de blocage, Boris Johnson doit s'entretenir ce mercredi avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour tenter de trouver une issue. Le ministre-président, Elio Di Rupo, a fait part de son agacement face à la situation.

"Cela fait des mois que nous vivons au gré des sautes d’humeur de Boris Johnson. Son attitude ne nous permet pas de voir clair en l’avenir des relations entre l’UE et du Royaume-Uni", a-t-il écrit sur Twitter.

Le socialiste s'inquiète des conséquences que pourraient avoir un no-deal sur l'économie wallonne. "Pour ma Région, la Wallonie, le “no deal” pourrait représenter jusqu’à 5.000 emplois perdus. Le Royaume-Uni est le 7e fournisseur de la Wallonie", poursuit-il. 

Il a alors fait savoir qu'il n'hésiterait pas à demander l'utilisation du droit de veto pour bloquer les futurs accords commerciaux entre l'UE et le Royaume-Uni.

"Je n’hésiterai pas à demander à mon parlement d’utiliser son droit de véto, comme ce fut le cas pour le Ceta, si les futurs accords commerciaux avec le Royaume-Uni transgressent les lignes rouges fixées par mon gouvernement"