"L'Espagne et le Royaume-Uni continuent à dialoguer pour parvenir à un accord sur Gibraltar", a indiqué M. Sanchez sur Twitter après avoir salué l'accord entre l'UE et Londres.

Madrid, Londres et Gibraltar négocient cet accord parallèlement aux discussions sur un accord commercial entre l'UE et le Royaume-Uni, qui ont abouti jeudi après dix mois de rudes négociations.

Le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, s'est dit "optimiste quant à la possibilité de conclure un accord", dans un communiqué.

La petite enclave britannique à l'extrême sud de l'Espagne dépend à 100% des importations pour l'alimentation de ses 34.000 habitants. Et chaque jour, environ 15.000 travailleurs frontaliers viennent d'Espagne pour y travailler.

Sans accord, les échanges de biens entre Gibraltar et l'Espagne seraient soumis à des droits de douane à partir du 1er janvier, avec les conséquences économiques négatives que cela impliquerait.

Fabian Picardo avait expliqué fin novembre à l'AFP que l'enclave britannique envisageait d'intégrer l'espace Schengen, dont n'a jamais fait partie le Royaume-Uni, afin d'éviter toute atteinte à la libre circulation avec l'Espagne.

"Nous cherchons un accord permettant une fluidité maximale" en matière de circulation des personnes, avait-il souligné.

L'Espagne a cédé Gibraltar à la couronne britannique en 1713 dans le cadre du traité d'Utrecht, mais elle n'a depuis cessé d'en revendiquer la souveraineté.

En 2013, l'Espagne avait intensifié ses contrôles, créant des problèmes à la frontière, jusqu'à ce que Bruxelles intervienne.