"Un des négociateurs de mon équipe a été testé positif au Covid-19. Avec David Frost, nous avons décidé de suspendre les négociations à notre niveau pour une courte période", a écrit M. Barnier sur le réseau social, au moment où les discussions sont dans leur toute dernière ligne droite.


"Les équipes poursuivront leurs travaux dans le plein respect des règles", a ajouté le négociateur, qui avait lui-même été testé positif au Covid en mars dernier, au début des discussions.

"La santé de nos équipes passe avant tout", lui a répondu M. Frost également sur Twitter.

Le gouvernement britannique discute avec l'UE "des implications pour les négociations", a expliqué un de ses porte-paroles.

Cette suspension, même si elle ne concerne que les négociateurs eux-mêmes et leur entourage, risque de ralentir un peu plus des discussions qui ont déjà pris beaucoup de retard par rapport aux ambitions initiales.

Il reste moins de 50 jours avant le 31 décembre, date à laquelle s'achèvera la période de transition post-Brexit pendant laquelle le Royaume-Uni --qui a officiellement quitté l'UE le 31 janvier dernier-- cessera d'appliquer les normes européennes.

Sans traité commercial pour régir leur relation, Londres et Bruxelles courent le risque d'un nouveau choc économique, qui viendrait s'ajouter à l'épidémie de coronavirus.

Les négociateurs doivent conclure un accord suffisamment tôt avant la fin de l'année pour permettre sa ratification par le Royaume-Uni, mais aussi par le Parlement européen qui se réunit pour la dernière fois de l'année la semaine du 14 décembre.

Les pourparlers butent sur trois sujets: les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence, l'accès des Européens aux poissonneuses eaux britanniques, et la manière de régler les différends dans le futur accord.

L'état des discussions pourrait être évoqué jeudi soir lors d'une visioconférence entre les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Mais la réunion sera essentiellement consacré au plan de relance post-Covid et à la lutte contre la pandémie.

Michel Barnier devait faire un point vendredi matin sur les discussions avec les ambassadeurs des Etats membres.