"Je fais confiance au gouvernement britannique pour mettre en oeuvre l'accord de retrait, une obligation en vertu du droit international et une condition préalable à tout futur partenariat", a-t-elle tweeté.

Selon le Financial Times, le gouvernement britannique envisage une nouvelle législation qui menacerait les compromis trouvés sur le statut de l'Irlande du Nord dans les relations commerciales avec l'UE.

Afin de sauvegarder les accords de paix, le protocole irlandais vise à éviter le retour d'une frontière physique sur l'île d'Irlande à la fin de la période transitoire post-Brexit en décembre, durant laquelle le Royaume-Uni reste soumis aux règles européennes.

Il prévoit que l'Irlande du Nord, province britannique, fasse partie du territoire douanier du Royaume-Uni. Mais si des marchandises y transitent avant d'entrer dans l'UE, les autorités britanniques devront alors appliquer les droits de douanes et respecter la réglementation de l'UE en la matière.

"Le protocole sur l'Irlande/Irlande du Nord est essentiel pour protéger la paix et la stabilité sur l'île et l'intégrité du marché unique", a insisté lundi Ursula von der Leyen.

"Tout ce qui a été signé dans le passé doit être respecté", avait pour sa part déjà averti le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit Michel Barnier, qui doit reprendre mardi à Londres les négociations sur la future relation post-Brexit.

L'article du Financial Times a suscité des critiques à Bruxelles. "Si le Royaume-Uni choisissait de ne pas respecter ses obligations internationales, cela saperait sa position internationale", a estimé un diplomate européen.

"Qui voudrait conclure des accords commerciaux avec un pays qui n'applique pas les traités internationaux ? Ce serait une stratégie désespérée et, en fin de compte, vouée à l'échec", a-t-il ajouté.

Un autre a regretté qu'il n'y ait "eu absolument aucun mouvement côté britannique dans les négociations".

"Si cette approche ne change pas rapidement, nous serons sur la voie du +no-deal+ avec toutes ses conséquences économiques négatives", a-t-il averti.

Le Royaume-Uni a formellement quitté l'UE le 31 janvier, près de quatre ans après un référendum historique marquant la fin de presque 50 ans d'appartenance à l'Union européenne.

Mais il reste régi par la réglementation européenne jusqu'à la fin de l'année, tandis que les deux parties tentent de conclure un accord de libre-échange.