"Nous avons demandé au Royaume-Uni de rester ouvert aux compromis pour viser un accord. Bien entendu, cela signifie également que nous devons accepter des compromis", alors même que "chaque camp a ses lignes rouges", a-t-elle dit, à son départ du premier jour du sommet européen.

Le Premier ministre belge Alexander De Croo confirme que sur les 11 dossiers ouverts à discussion entre Londres et Bruxelles, ce sont essentiellement la pêche, les conditions d'une concurrence équitable et le règlement des différends qui coincent. Pour autant, les Européens ne sont pas prêts à lâcher d'un côté pour obtenir des concessions du Royaume-Uni d'un autre, laisse-t-il entendre. "Il y a consensus, que l'on ne fera pas un accord où un élément peut être utilisé comme monnaie d'échange par ailleurs", indique-t-il. Il faut un accord "équilibré" dans chaque branche, répète-t-il.

Il souligne par ailleurs que "l'UE met sur la table un accès complet sans restrictions à son marché, ce qu'elle n'a jamais fait auparavant". Ce qui justifie les préoccupations quant aux aides d'État par exemple, où il faut y avoir un moyen de "bloquer" l'autre s'il crée artificiellement un avantage concurrentiel.

"Ce serait fou de ne pas avoir un bon deal, mais encore plus fou d'en avoir un mauvais", conclut-il.