"Je suis inquiet mais je crois qu'un accord est encore possible. On veut le trouver et il y a encore des semaines de négociation devant nous", a-t-il dit sur la radio France Inter.

Mais le secrétaire d'Etat français a aussi souligné qu'un "no deal" (absence d'accord) serait préférable à un mauvais accord pour les Européens.

"Un mauvais accord, qui cèderait trop aux Britanniques, qui leur donnerait l'accès à notre marché sans respecter nos règles, sanitaires, climatiques etc... ce serait bien pire", a-t-il dit.

Face au risque d'un "no deal", Paris "se prépare", avec "des mesures de soutien, au cas où" pour les secteurs qui seront les plus touchés, a-t-il ajouté, en citant notamment les pêcheurs et le tourisme en France.

Clément Beaune a affirmé par ailleurs que si le projet de loi britannique revenant sur des engagements pris par Londres dans l'accord sur le Brexit était une "tactique" de négociation face aux Européens, "cela ne marchera pas".

"Si c'est une tactique, ce qu'on appelle dans une négociation la stratégie du fou, vous jetez tous les pions et puis vous faites peur à l'adversaire, cela ne marchera pas", a-t-il dit.

"Les Britanniques ont été tentés régulièrement par cette stratégie agressive ou provocatrice. Ca n'a jamais marché. C'est la force de l'Europe dans cette crise, elle a montré son unité", a-t-il ajouté.

"Si c'est une volonté de quitter l'Europe sans accord, d'aller son chemin, c'est une mauvaise chose mais il faut nous le dire (..) A ce moment là on se prépare, on organise les choses, on essaie de limiter les dégâts", a-t-il lancé.

"J'espère que c'est une tactique et que ça va cesser parce que c'est une mauvaise tactique", a-t-il martelé.

Les Européens ont donné à Londres jusqu'à la fin du mois pour retirer les dispositions controversées, au risque d'une action en justice.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a assuré pour sa part mercredi avoir "bon espoir" de parvenir à un accord post-Brexit avec l'UE, malgré l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations et les tensions créées par un projet de loi britannique revenant sur des engagements passés.