"Nous travaillons dur pour parvenir à un accord. Les pourparlers se poursuivront à Londres pendant le week-end et auront lieu à Bruxelles la semaine prochaine", a déclaré Daniel Ferrie, porte-parole de l'exécutif européen, sans préciser le jour exact de reprise des discussions.

La mi-novembre apparaissait jusqu'alors comme la date limite afin de pouvoir ratifier à temps un accord qui entrerait en vigueur le 1er janvier 2021, à la fin de la période de transition mise en place pour laisser du temps à la négociation.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE doivent se retrouver le 19 novembre pour une visioconférence consacrée au Covid-19, mais le Brexit n'est pas inscrit à l'ordre du jour pour l'instant.

Les pourparlers post-Brexit butent depuis des mois sur trois sujets: l'accès des Européens aux poissonneuses eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence, et la manière de régler les différends dans le futur accord.

"Des progrès ont été faits mais des divergences persistent", a déclaré jeudi le ministre britannique Michael Gove au Parlement.

"Le Royaume-Uni a déjà fait preuve d'une grande flexibilité dans ces négociations, mais il est également important que l'Union européenne fasse également preuve de flexibilité", a-t-il ajouté.

"Les problèmes restent les mêmes. Rien n'a changé", a résumé un diplomate européen, ajoutant qu'un "accord devra être conclu la semaine prochaine, sinon il n'y en aura pas".

Selon lui, certains diplomates européens "pensent qu'étant donné la situation, un +no deal+ pour l'instant constituerait la meilleure option".

"Mais les dirigeants de l'UE sont contre: ils ne veulent pas des retombées politiques des scènes de camions faisant la queue dans les ports, vu le contexte plus large dans lequel nous nous trouvons actuellement" avec la pandémie, ajoute-t-il.

Faute d'accord, les échanges entre Royaume-Uni et Union européenne seraient régis par les règles de l'Organisation mondiale du commerce, synonymes de droits de douane et de quotas, ce qui risquerait d'affecter un peu plus des économies déjà ébranlées par le coronavirus.