Il a depuis lors présenté ses excuses.

Le Préfet de police de Paris s'est attiré les foudres des médecins et de la classe politique, ce vendredi 3 avril. En cause, ses propos sur les personnes ayant contracté le coronavirus et se trouvant en réanimation. " Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, ceux qu’on trouve dans les services de réanimation aujourd'hui, ce sont ceux qui, au début du confinement, ne le respectaient pas. Il y a une corrélation très simple", a décrété Didier Lallemant en marge d'une opération de contrôles du respect des mesures de confinement. Un discours qui a déplu dans un pays où plus de 4.500 personnes ont déjà perdu la vie des suites de complications liées au covid-19.

L'entourage du ministre de l'Intérieur a immédiatement pointé du doigt ces propos jugés " inexacts". Selon le journal Le Monde, Christophe Castaner aurait immédiatement contacté Didier Lallemant pour qu'il s'excuse. Ce que le Préfet de Paris a fini par faire ce vendredi. Dans un communiqué, il a expliqué ne pas avoir eu l'intention d'établir un lien entre non-respect des consignes et présence des malades en réanimation. " Il s’agissait de rappeler la nécessité d’une stricte application du confinement dans cette période, pour la protection de la santé de chacun", s'est-il justifié.


Mais cela n'a pas suffi pour mettre un terme à la vague d'indignation qui grandissait au sein de la classe politique. Le Préfet de police de Paris est vivement critiqué jusque dans les rangs d'Emmanuel Macron. "L'autorité n'est pas la brutalité et le maintien de l'ordre n'est pas le jugement moral de nos concitoyens. En plus de méthodes très contestables et contestées, le préfet Lallement sort régulièrement de son devoir de réserve. Combien de temps encore ?", s'est interrogé Aurélien Taché, député LREM sur Twitter. "Propos révoltants et profondément inhumains", s'est indigné de son côté, Eric Ciotii, député LR.