Alors qu'en Belgique, les universités viennent de passer en code orange et que le congé de Toussaint a été prolongé pour le fondamental et le secondaire, d'autres pays européens n'hésitent pas aller encore plus loin pour limiter l'augmentation des contaminations sur leur territoire. Quitte à fermer purement et simplement leurs établissements scolaires.

C'est le cas notamment de la Tchéquie, où le taux de contamination par 100.000 habitants s'élève à 521, soit le taux le plus élevé d'Europe. Afin d'essayer d'aplatir rapidement la courbe des nouveaux cas, le ministre tchèque de l'Enseignement Robert Plaga a imposé la fermeture des écoles depuis ce mercredi 14 octobre: "Je m'excuse auprès des directeurs d'école. Je m'excuse auprès des parents pour cette insécurité permanente. Mais il est nécessaire de le faire et de le faire rapidement", s'est-il justifié.

La majorité des élèves polonais ne pourront également plus se rendre à l'école ou à l'université et devront suivre leurs cours à distance à partir de ce samedi, date à laquelle plus de 150 régions du pays - y compris la capitale Varsovie - seront déclarées zones rouges. Des règles plus strictes seront appliquées dans ces zones, qui concernent environ 70 % de la population polonaise. 

Mercredi, l'Irlande du Nord a également pris la décision de fermer ses établissements scolaires, et ce pour une durée de deux semaines. En imposant cette mesure drastique et impopulaire, les autorités ont voulu suivre l'avis des experts locaux, qui ont prévenu que le nombre d'infections continuerait d'augmenter de manière exponentielle si la restauration et les écoles restaient ouvertes.

Fermeture des écoles dans certaines régions italiennes et espagnoles

Enfin, la Campanie, région italienne particulièrement touchée par la seconde vague, a décidé de fermer ses écoles ce jeudi et jusque fin octobre. En outre, la province de Grenade, en Espagne, a également imposé la fermeture de ses universités pour enrayer la propagation du virus.

En revanche, à l'instar de la Belgique, l'Allemagne, la France et les Pays-Bas songent à une prolongation du congé d'automne mais se refusent actuellement à une fermeture complète de leurs établissements scolaires.