Sur le Vieux continent, l'Espagne, à l'exception des îles Canaries, la région parisienne et du sud-est de la France, Bruxelles et plusieurs régions de Roumanie, Bulgarie et Croatie sont également visées. Le gouvernement "a décidé de prolonger jusqu'au 14 septembre l'avertissement pour les voyages touristiques non-essentiels dans les pays hors de l'UE" qui devait prendre fin au 31 août, a déclaré lors d'une conférence de presse mercredi à Berlin la porte-parole du gouvernement, Ulrike Demmer.

"Chacun doit se demander si un voyage dans un territoire considéré à risque est essentiel ou non", a souligné Mme Demmer, précisant que le combat contre la pandémie appelait à "une certaine responsabilité" individuelle.

Un avertissement aux voyageurs n'est pas une interdiction mais est destiné à avoir un effet dissuasif considérable. Toutefois, il présente également un aspect positif pour les voyageurs, leur permettant d'annuler gratuitement leurs réservations.

L'avertissement aux voyageurs est émis indépendamment de la classification des pays comme zones à risque par l'Institut sanitaire Robert Koch. Bien qu'il existe actuellement des avertissements aux voyageurs pour plus de 160 pays, un peu plus de 130 d'entre eux seulement sont classés comme zones à risque.

En pratique, l'avertissement prévient les voyageurs qu'à leur arrivée dans un tel pays, ils risquent de devoir y subir une quarantaine plus ou moins longue en fonction des législations locales. A leur retour en Allemagne, ils devront également s'astreindre à une nouvelle quarantaine qui peut être interrompue sur présentation d'un test négatif au Covid-19 de moins de 48 heures.

En raison de l'augmentation des taux d'infection en Europe, le gouvernement allemand a également réactivé l'avertissement aux voyageurs dans plusieurs de ses régions.

Il s'agit notamment de l'Espagne, à l'exception des îles Canaries, de la région parisienne et du sud-est de la France, de la capitale belge Bruxelles et de plusieurs régions de Roumanie, de Bulgarie et de Croatie.