Avec ses 570 habitants, Saint-Éloi-de-Fourques, près de Rouen en Normandie, a tout pour être un petit visage paisible de France. Sauf que son école défraie la chronique depuis quelques jours chez nos voisins. La raison? Une classe de CP-CE1, comprenant des élèves ayant donc environ 6 ans, serait hors de contrôle depuis la rentrée de septembre.

Angélique, la mère d'un élève, a accepté de témoigner auprès de nos confrères de RMC. Son fils Diego a changé depuis qu'il est entré dans sa nouvelle classe et sa mère a constaté dernièrement un coup sur son enfant. "Il avait un hématome à quelques centimètres des parties génitales. Par chance, il a eu seulement un hématome, mais ça aurait pu être tragique”, explique-t-elle, avant d'ajouter que des menaces au couteau ont déjà également été proférées.

"Il règne aujourd’hui dans sa classe le chaos. Depuis la rentrée, nos enfants subissent de la violence au quotidien", raconte la mère de famille. "Une violence physique, psychologique et aujourd’hui en tant que parents nous disons stop. Comment on en est arrivé là, je ne sais pas. Mais aujourd’hui il y a des élèves, au minimum cinq qui sèment le chaos."

Angélique donne d'autres détails interpellants. "Il y a des jets d’objets, des chaises qui volent à travers la classe, des bureaux qui sont retournés, la maîtresse se prend des compotes dans la tête, des insultes et ça, c’est le quotidien des enfants. Aujourd’hui certains sont complètement perturbés. Il y en a qui ne mangent plus, donc là ce n’est plus possible. On ne peut pas accepter cela”, conclut la jeune femme.

A noter que plusieurs parents, très en colère, menacent désormais de bloquer l’école le 12 mars prochain pour se faire entendre. Du côté de la mairie, on a même lancé un appel à l'aide à la Direction académique du département. “Ce qu’on souhaite aujourd’hui, c’est un maître spécialisé pour traiter cette hyper-violence qui évidemment n’est pas traité par des enseignants, car ce n’est pas leur métier”, indique à RMC Denis Szalkowski, maire de Saint-Eloi-de-Fourques.

L'inspection académique réagit et évoque un enfant difficile

Contacté par Le Figaro, l'inspecteur académique adjoint de l'Eure Dominique Leporati assure que les troubles ne sont liés "qu'à un élève qui a des problèmes d'inclusion scolaire et de comportement, avec des problématiques du respect de la règle envers les adultes".

Et l'inspecteur d'ajouter: "Il y a eu un effet buvard avec 4 ou 5 autres élèves mais, dès le 4 septembre, nous avons fait le lien entre l'école et des enseignants spécialisés ainsi que des psychologues du RASED [Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté]. Aussi, la mère a rempli un formulaire de saisine auprès de la MDPH [Maison Départementale des Personnes Handicapées]. Enfin, à partir du 8 mars, un trinôme d'expert sera envoyé à Saint-Eloi-de-Fourques". 

Une chose est certaine: le temps presse et la patience des parents et des instituteurs commencent à atteindre sa limite...