Alors que Moscou, qui livre des armes aux deux pays, fait office d'arbitre dans la région, le président russe Vladimir Poutine a appelé à tout mettre en oeuvre "pour éviter une escalade" et à "mettre fin aux hostilités", les pires dans cette zone disputée depuis avril 2016, lorsque 110 personnes avaient été tuées.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a lui appelé "avec fermeté les parties à cesser immédiatement les combats, engager une désescalade des tensions et revenir sans délai à des négociations significatives".

Les belligérants se rejetaient la responsabilité des combats. Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a accusé son ennemi historique d'avoir "déclaré la guerre au peuple arménien", tandis que le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev a lui dénoncé une "agression" arménienne qu'il a promis de "vaincre".

Dimanche, au moins 16 militaires séparatistes sont morts, et plus d'une centaine blessés, selon les autorités du Nagorny Karabakh.

Les hostilités ont également fait des victimes civiles. Erevan a annoncé la mort d'une femme et d'un enfant, tandis que Bakou a annoncé celle d'une famille azerbaïdjanaise de cinq personnes.

Le ministère arménien de la Défense, a affirmé qu'"environ 200 militaires azerbaïdjanais sont morts (...) et 30 blindés et 20 drones détruits". Ces affirmations étaient invérifiables de source indépendante et l'Azerbaïdjan n'a pas communiqué sur ses pertes militaires.

© AFP