La Commission européenne a constaté depuis le début de l'épidémie du nouveau coronavirus une augmentation d'escrocs proposant à vil prix sur internet des produits prétendant réduire la propagation du virus voire le guérir, a mis en garde jeudi le commissaire Didier Reynders, en charge de la protection des consommateurs.

"Ces réclames fallacieuses portent notamment sur des produits tels que des masques buccaux ou des désinfectants pour les mains. Ces commerçants exploitent la situation actuelle pour vendre leurs produits à des prix très élevés, en mettant en avant que les stocks sont faibles par exemple", expose le commissaire belge.

L'exécutif communautaire et le réseau des autorités nationales de protection des consommateurs (CPC) ont lancé des actions conjointes, dans la foulée de ce qui a déjà pu être initié en Italie. Ils partagent leurs informations et élaborent une approche cohérente pour lutter contre ces pratiques.

"Certaines plateformes, comme Amazon et Facebook, ont d'elles-mêmes pris des mesures contre ces formes de publicité. Les organisations de consommateurs intensifient leur travail. C'est la voie à suivre", estime M. Reynders. Il assure que la Commission et les États membres utiliseront tous leurs pouvoirs pour réprimer ces escroqueries.

Un guide européen sera publié sous peu pour aider à mieux identifier ces pratiques et les éradiquer. Mais vu l'urgence, la Commission enjoint aux autorités nationales et aux plateformes en ligne d'intensifier leurs efforts.