"J'annonce avec regret que la session plénière de la semaine prochaine n'aura pas lieu à Strasbourg mais qu'elle se déroulera à distance", a déclaré sur Twitter M. Sassoli, qualifiant la situation sanitaire en France et en Belgique de "très grave."

"Les déplacements sont un danger", a-t-il estimé.

Cependant, "Strasbourg reste le siège du Parlement européen et nous ferons tout notre possible pour y retourner", a affirmé David Sassoli.

En raison de l'épidémie de coronavirus, les eurodéputés n'ont plus mis les pieds dans l'hémicycle alsacien depuis sept mois et siègent depuis uniquement à Bruxelles.

Dans une lettre fin septembre à David Sassoli, le président français Emmanuel Macron avait réclamé le retour "dès octobre" des sessions plénières à Strasbourg.

Un porte-parole de la présidence du Parlement avait annoncé la semaine dernière que l'institution était prête à renouer avec les sessions à Strasbourg, estimant que la situation sanitaire s'améliorait suffisamment.

"Nous sommes prêts. Nous sommes dans la modalité d'aller à Strasbourg", avait affirmé ce porte-parole. "Pour le moment, tant que la tendance continue à baisser, on va à Strasbourg car la situation est bonne pour le Covid-19."

Selon les traités européens, le Parlement européen a son siège à Strasbourg, où se tiennent habituellement douze sessions plénières de trois jours et demi par an. Mais le reste du temps, les eurodéputés travaillent à Bruxelles, ce qui est source de débats depuis des années. Tout changement de traité nécessiterait cependant l'aval de l'ensemble des Etats membres.

Les nombreux partisans d'un siège unique, qui serait établi à Bruxelles, dénoncent régulièrement le coût financier et écologique de cette transhumance mensuelle d'environ 2.500 personnes, et le fait que l'immense complexe strasbourgeois ne soit utilisé que quatre jours par mois.