"J'aimerais que cela devienne notre approche européenne commune", a-t-il affirmé sur la chaîne publique allemande ARD. La démarche serait conforme à la stratégie opérée par le pays à l'égard de ses propres ressortissants revenant de l'étranger. M. Spahn avait récemment annoncé la mise en place d'un test de dépistage obligatoire pour les Allemands revenant au bercail après avoir quitté des zones à risque à l'étranger. Celui-ci sera introduit au cours de la semaine. Les voyageurs en provenance de pays moins à risque pourraient se faire tester gratuitement sur base volontaire.

Les personnes soumises à un test doivent, avant leur départ ou dans les 72 heures suivant leur arrivée en Allemagne, être en mesure de prouver qu'elles ont été testées négatives. En cas de test positif, la personne doit pouvoir prouver qu'elle est en quarantaine.

Le ministre allemand s'est défendu face à la critique selon laquelle cette mesure arrive trop tard. "Nous avons une stratégie: toute personne venant d'une zone à risque doit être mise en quarantaine pendant deux semaines", a-t-il déclaré. Le test obligatoire complèterait cette mesure.

Selon M. Spahn, l'Allemagne est en mesure de réaliser 1,2 million de tests par semaine.