"Pour la seule journée d'hier 53.135 nouveaux cas ont été enregistrés, dont la majeure partie serait due au nouveau variant", a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock à la chambre des Communes. Les services se santé subissent une pression "très importante",a-t-il souligné, avec "plus de 21.000 personnes hospitalisées atteintes du nouveau coronavirus en ce moment", soit plus qu'au pic de la première vague au printemps.

Pour tenter de freiner sa propagation, le ministre a déclaré qu'il était "nécessaire" de placer de nombreuses régions du centre, du sud et du nord de l'Angleterre en niveau d'alerte 4, où se trouvait jusqu'alors autour de 40% de la population anglaise.

Cela implique notamment la fermeture des bars et restaurants, sauf s'ils font de la vente à emporter, des cinémas, des salles de spectacles et des hôtels.

Dans ces zones, la consigne est donnée aux habitants de rester chez eux.

Dans le reste du Royaume-Uni, l'Ecosse continentale, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord sont actuellement confinés.

Ces nouvelles restrictions entrent en vigueur jeudi. Elles jettent un froid sur la bonne nouvelle du feu vert donné par le régulateur britannique au vaccin AstraZeneca/Oxford qui permettra la vaccination de centaines de milliers de Britanniques dès la semaine prochaine.

"Nous avons déjà 530.000 doses disponibles au Royaume-Uni à partir de lundi et des millions dûes par AstraZeneca début février", a précisé le ministre.

Premier Etat à approuver le vaccin AstraZeneca/Oxford, le Royaume-Uni est l'un des plus touchés par la pandémie en Europe avec plus de 71.500 morts.

Ce vaccin est bien moins cher que celui de Pfizer/BioNTech déjà injecté à quelque 800.000 personnes et peut être conservé dans un réfrigérateur, à une température située entre deux et huit degrés Celsius, ce qui facilite une vaccination à grande échelle.

Le ministre de la Santé a évoqué une journée aux "sentiments mêlés", entre "la joie" du feu vert au vaccin, "la fierté que le Royaume-Uni soit le premier pays au monde à approuver ce vaccin britannique" et "la tristesse face aux morts et aux souffrances causées par le virus", appelant à ne pas relâcher les efforts pendant les "difficiles semaines d'hiver à venir".