La Commission européenne "a confirmé qu'il n'est pas possible pour le Royaume-Uni de poursuivre en parallèle des négociations avec des fournisseurs potentiels de vaccins", souligne l'ambassadeur britannique auprès de l'UE, Tim Barrow, dans une lettre adressée à l'exécutif européen.

Outre de devoir abandonner ses propres efforts pour s'approvisionner en vaccins, Londres n'aurait pas non plus eu son mot à dire sur les conditions d'acquisition des vaccins, notamment "le prix, le volume et le calendrier de livraison", a-t-il ajouté.

Le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock, avait également souligné sur Times Radio, vendredi, que le Royaume-Uni est "en avance" sur l'UE en termes de négociations avec des producteurs de vaccins.

Le pays soutient à coups de millions de livres sterling les efforts des chercheurs britanniques dans la quête mondiale d'un vaccin, notamment ceux de l'Imperial College de Londres et de l'université d'Oxford - en association avec le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca.

En juin, l'UE avait publié sa "stratégie vaccins" afin d'aider au développement des futurs vaccins contre la maladie Covid-19 et les réserver à l'avance auprès des producteurs.

Le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe avec 44.650 morts selon un bilan publié vendredi, a quitté l'UE fin janvier, mais continue d'appliquer les règles européennes durant une période de transition courant jusqu'au 31 décembre 2020.